L'importance de se démarquer

Des gens de tous les âges étaient présents... (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

Agrandir

Des gens de tous les âges étaient présents pour la course IronBen. Les distances resteront modestes, entre 1 et 8 kilomètres, pour s'assurer qu'elles puissent être courues en famille.

Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Tous les moyens sont bons pour récolter des fonds qui seront versés à des oeuvres caritatives. Mais jumeler cette philanthropie à la réalisation d'un défi sportif semble animer de plus en plus d'organismes. Athlètes de haut niveau ou sportifs du dimanche, tout le monde réussit à trouver son compte à travers l'offre d'activités sportives bénéfices. Coup d'oeil sur cet engouement contagieux qui anime plusieurs groupes et fondations en Mauricie.

L'organisateur de la course, Sylvain Pérusse, se réjouit... (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

L'organisateur de la course, Sylvain Pérusse, se réjouit de l'engouement pour les défis sportifs associés à une cause. Lui, c'est l'organisme Fibrose Kystique Québec qu'il a choisi pour remettre les fonds de l'IronBen. On le voit ici qui encourage son fils Benjamin alors qu'il s'apprête à franchir le fil d'arrivée du 1 km. 

Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

C'est à la suite du diagnostic de fibrose... (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste) - image 1.1

Agrandir

C'est à la suite du diagnostic de fibrose kystique que leur fils Benjamin a reçu alors qu'il n'était âgé que de 4 mois que la course IronBen a vu le jour. Aujourd'hui, Benjamin va très bien et a même pris part à une course. Sur la photo, il est entouré de sa mère Isabelle Hallé et de son père Sylvain Pérusse. 

Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

Transformer un évènement tragique en évènement positif. C'est ce qu'a réussi à faire le père de famille Sylvain Pérusse avec la course IronBen qui se tenait samedi à Shawinigan, aux abords de la rivière Saint-Maurice. C'est en apprenant que son fils Benjamin était atteint de fibrose kystique qu'il a mis sur pied cette activité-bénéfice.

Pour Sylvain Pérusse, de jumeler le sport à un organisme de bienfaisance va de soi. Dans son cas, c'est à Fibrose Kystique Québec qu'il a décidé de remettre les fonds récoltés avec la course. «C'est de plus en plus une façon d'amasser des fonds. C'est rassembleur. Courir, c'est la santé!», s'exclame-t-il.

Après cinq éditions, la course IronBen semble avoir trouvé sa voie: une activité 100 % familiale. En effet, il ne fallait qu'un seul coup d'oeil sur les 400 coureurs présents pour remarquer que c'est principalement de jeunes familles actives qui peuplaient le parc Saint-Maurice.

«On a trouvé notre créneau», constate Sylvain Pérusse. «Il y a beaucoup d'offres de courses dans la région alors on voulait en faire un évènement incontournable pour la famille. L'évènement Ironben va être dédié aux enfants et aux jeunes familles qui vont pouvoir courir et s'amuser».

C'est pour cette raison que les distances restent modestes: 1, 2, 5, ou 8 kilomètres, avec des noms comme «Le petit IronBen» (1 km) et «J'suis assez grand» (2 km). «Ce sera toujours des distances qu'on peut courir en famille», assure M. Pérusse en ajoutant que l'évènement permet tout de même de se dépasser sur le parcours.

Des gens de tous les âges ont pris part aux courses. Alors que les plus jeunes étaient bien installés dans leur poussette et que leurs parents fournissaient les efforts, d'autres enfants ont eux-mêmes pris part à leur première course, franchissant le fil d'arrivée le sourire aux lèvres.

Même si M. Pérusse se réjouissait de voir tous ces jeunes athlètes réunis pour la cause, il faut dire que quand le diagnostic de son fils est tombé, l'ambiance n'était pas du tout à la fête. Benjamin n'avait que quatre mois quand ses parents ont appris qu'il souffrait de fibrose kystique.

Qu'à cela ne tienne, Benjamin va maintenant très bien. Il a lui-même pris part à la course d'un kilomètre. Même si un suivi est nécessaire tous les trois mois, ses parents comptent sur des recherches qui progressent rapidement pour venir à bout de cette terrible maladie.

«Les traitements sont de plus en plus efficaces, l'espérance de vie progresse d'année en année et les résultats de la recherche vont bien. Ça nous encourage à faire ce genre d'évènements», avoue l'organisateur de la course.

La présidence d'honneur du IronBen était assurée par Julie Gagnon qui a récemment reçu une greffe pulmonaire. La jeune femme de 27 ans connaît particulièrement bien les douloureuses conséquences de la fibrose kystique, elle qui en est atteint. Cette greffe lui permet de retrouver une vie presque normale. Par ce rôle qu'il lui a été confié, elle souhaite sensibiliser la population à signer la carte de don d'organes puisque c'est ce qui lui a sauvé la vie.

Ce sont des histoires de réussite comme celle de Julie Gagnon qui inspirent Sylvain Pérusse. «La journée où on aura réglé cette maladie-là, ou qu'au moins on aura réussi à la gérer comme le diabète, on aura atteint notre but. On fera encore des courses, mais pour autre chose», lance en riant l'énergique père de famille.

Partager

À lire aussi

  • Un coup de pouce à la motivation

    Actualités

    Un coup de pouce à la motivation

    Tous les moyens sont bons pour récolter des fonds qui seront versés à des oeuvres caritatives. Mais jumeler cette philanthropie à la réalisation... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer