Lac à la Tortue: «Ce n'est pas juste une question d'argent»

La Coalition contre le bruit affirme n'avoir aucunement... (Stéphane Lessard)

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La Coalition contre le bruit affirme n'avoir aucunement l'intention de mettre le montant du recours dans les actions du plan directeur du lac à la Tortue comme l'avait proposé le maire de Shawinigan.

Stéphane Lessard

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Alors que la Ville de Shawinigan et la Coalition contre le bruit se sont entendues hors cour plus tôt cette semaine, la présidente de la Coalition, Liliane Guay, a voulu dénoncer certaines déclarations du maire de Shawinigan Michel Angers prononcées au terme de cette entente.

Les deux parties se sont entendues pour un montant de 275 000 $ payé par les assureurs de la Ville. Toutefois, un montant de 82 307 $ devra être versé au Fonds d'aide aux recours collectifs. Le montant restant, soit 187 000 $, sera déposé dans un compte en fidéicommis. Les membres n'y auront pas accès immédiatement puisque le recours collectif se poursuit contre Bel-Air Laurentien Aviation et Aviation Mauricie. Une certaine portion du montant sera également prélevée pour payer les services des avocats.

À la suite de cette entente, le maire Michel Angers avait déclaré qu'après ces déductions les membres toucheraient donc une compensation plutôt dérisoire. Mme Guay ne considère pas que leurs gains sont dérisoires puisqu'ils ne sont pas uniquement monétaires. «Ce n'est pas juste une question d'argent. Nous, c'est notre tranquilité qu'on veut. Il y a aussi deux autres volets à l'entente», rappelle-t-elle. En effet, la Ville s'est engagée à ne pas supporter de projet d'installation de tout nouvel opérateur additionnel à Bel-Air Laurention Aviation, ni à encourager ou promouvoir l'exploitation des vols d'hydravions touristiques ou d'entraînement au lac à la Tortue.

Mme Guay précise que, de toute façon, personne ne connaît l'issue du recours et du montant qui sera octroyé. «[Le maire] ne peut pas le savoir. On ne sait pas encore de quelle façon le montant sera distribué. C'est un juge qui va le décider. Le recours n'est pas terminé.» C'est le 21 juin prochain que la Cour supérieure déterminera si l'entente est approuvée.

La Coalition contre le bruit affirme d'ailleurs n'avoir aucunement l'intention de mettre le montant du recours dans les actions du plan directeur du lac à la Tortue comme l'avait proposé le maire de Shawinigan.

La fin des activités d'Aviation Mauricie aurait dû sonner le glas de la pollution sonore sur le lac à la Tortue, mais cela n'a pas été le cas, constate la présidente. Au contraire. «La cessation des activités a eu comme conséquence d'augmenter l'achalandage de Bel Air Aviation.» Des plaintes ont donc continué à être émises. Il est vrai que la Coalition a cessé d'acheminer des plaintes à la Ville de Shawinigan, mais Liliane Guay constate que celles-ci ont toujours continué d'affluer vers Transports Canada. «Ce n'est pas vrai qu'il n'y avait plus de plaintes. Les plaintes à Transports Canada n'ont jamais cessé», réplique-t-elle.

Mme Guay est aussi revenue sur cette occasion qu'elle considère manquée où la Ville de Shawinigan s'était fait proposer par Transports Canada en 2009 de devenir exploitante de l'hydrobase. Finalement, le projet n'avait jamais vu le jour. La Coalition avait alors reproché à la Ville de ne pas avoir déployé assez d'efforts pour s'en porter acquéreur. «L'exploitation était possible. On considère que la Ville avait une responsabilité qui aurait dû être respectée», souligne Mme Guay.

Michel Angers avait toutefois tenu les propos contraires au Nouvelliste jeudi dernier. «On ne peut pas devenir exploitant de quelque chose qu'on ne contrôle pas. Devenir exploitant, ça aurait été totalement inutile», avait-il formulé.

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