Les locataires évacués réintègrent leur logement

Alexia Ptito se retrouve maintenant avec un comptoir pratiquement... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Alexia Ptito se retrouve maintenant avec un comptoir pratiquement inutilisable puisque les planches de contreplaqués empiètent sur celui-ci. Son robinet est inaccessible.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les locataires évacués depuis le 13 mai dernier ont enfin pu réintégrer leur logement situé sur la rue Laviolette vendredi après-midi. L'effondrement d'un mur de briques avait forçé les huit locataires à quitter les lieux. Après une semaine d'incertitude, le bâtiment est maintenant considéré comme sécuritaire.

Les locataires sont tout de même furieux devant ce qu'ils considèrent être de la négligeance de la part du propriétaire. Certains comptent intenter un recours collectif contre ce dernier. «Il n'y aurait jamais dû y avoir de logements loués ici. C'est trop dangereux», affirme pour sa part Alexia Ptito. 

C'est du côté de son appartement situé au deuxième étage que le mur s'est écroulé. Entre temps, le propriétaire a été asujetti à construire un mur de soutien intérieur pour pallier au mur de brique effondré. Mme Ptito est revenue chercher ses effets personnels, mais sa décision est sans équivoque. «C'est sûr qu'on s'en va. On a déjà signé un bail ailleurs. Ce n'est clairement pas vivable ici. On n'a pas accès à l'évier, on n'a pas accès à la sortie», déplore-t-elle. 

Pour la première fois, le propriétaire de l'immeuble a accepté de s'exprimer sur ce dossier. Il assure que son bloc appartement est totalement sécuritaire et que tout s'est fait de façon conforme. «J'ai engagé un ingénieur qui a confirmé que l'état est sécuritaire. Jamais, jamais, il n'aurait donné l'autoristion de faire rentrer huit familles si moindrement ça n'avait pas été sécuritaire», rétorque Jean-Michel Perron.

Toutefois, même si les locataires ont pu avoir accès aux logements pour récupérer leurs effets, le propriétaire de la bâtisse devra de nouveau s'adresser à la Ville s'il veut poursuivre les travaux. «Pour pouvoir ravoir un permis de construction, il devra nous soumettre son plan de travail détaillé, que nous allons analyser. L'objectif est surtout d'éviter une deuxième catastrophe, alors nous allons étudier le tout avant de donner notre accord», explique le porte-parole de la Ville Yvan Toutant.

Plus de détails dans l'édition du Nouvelliste de samedi 

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