Le test ultime avant le grand défi pour les Demois'Ailes

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Le prédéfi, qui s'est déroulé dans les rues de Saint-Boniface, est plutôt représentatif de ce que les femmes auront à accomplir en juillet prochain alors qu'elles devront parcourir à relais les 750 kilomètres qui séparent Toronto de Shawinigan en course à pied.

Olivier Croteau

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) Les 40 Demois'ailes s'entraînent assidûment depuis octobre dernier afin d'être fin prêtes pour parcourir à relais les 750 kilomètres qui séparent Toronto de Shawinigan en course à pied. Question de tester leur préparation, elles ont complété un prédéfi en fin de semaine, un passage obligatoire pour toutes les coureuses.

Martine Duchesne, Demois'Aile d'honneur et conjointe du maire... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Martine Duchesne, Demois'Aile d'honneur et conjointe du maire de Shawinigan Michel Angers, et Vicky Lavigne, membre du comité organisateur, soulignent l'entraide entre les femmes à l'occasion de ce prédéfi des Demois'ailes. 

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

De samedi matin à dimanche après-midi, les dizaines de Demois'ailes se sont relayées sans relâche sur un circuit improvisé dans les rues de Saint-Boniface pour des boucles de 3, 5 ou 8 kilomètres. Une bonne façon de tester leur endurance pour le défi ultime qui se déroulera du 6 au 10 juillet prochain.

«Au niveau des sorties, c'est assez représentatif de ce qu'on aura à faire. Notre journée se limite à manger, courir, dormir», énumère la jeune mère de famille Catherine Lajoie.

Elle ajoute que les relais viendront probablement moins rapidement lors du «vrai» défi puisque les coureuses parcourront 10 kilomètres à chaque sortie au lieu des 3 ou des 5 kilomètres qu'elles ont effectués cette fin de semaine. Cette dernière en est à sa toute première participation au défi des Demois'ailes.

La très grande majorité des coureuses en seront d'ailleurs à leur toute première expérience avec les Demois'ailes. Pour une poignée d'entre elles, c'est toutefois devenu un rendez-vous. Vicky Lavigne, l'une des membres du comité organisateur, en est à sa troisième participation. Elle a complété le prédéfi avec enthousiasme.

Elle rappelle que toutes les Demois'ailes doivent obligatoirement participer au prédéfi.

«Ça permet aux femmes de déterminer comment elles se sentent quand elles se lèvent, qu'est-ce qu'elles ont envie de manger, de quels traitements j'ai besoin», souligne Mme Lavigne. «Ça permet de vérifier si leur plan de préparation est adéquat», note-t-elle.

Même si certains correctifs seront à apporter d'ici le défi, elle croit que les femmes seront prêtes pour ce grand moment. Les conditions météorologiques ont été variées, oscillant d'un extrême à l'autre.

«Il a fait très très chaud hier [samedi]. C'était la première fois qu'elles courraient avec cette chaleur-là. Après, durant la nuit, il y a eu la pluie et il a fait très froid.» Ces aléas de la météo contribuent selon elle à l'ajustement de chacune des coureuses.

Martine Duchesne, conjointe du maire de Shawinigan Michel Angers, agira à titre de Demois'Aile d'honneur pour le défi. Elle a décidé de plonger et de participer elle aussi à cette épreuve surhumaine.

«Je leur ai dit que je voulais courir avec elles. C'est physiquement très demandant», avoue celle qui, par le passé, s'est surtout démarquée en cyclisme notamment lors du Grand Fondo Louis Garneau et du Grand Défi Pierre Lavoie. Elle se prépare déjà depuis quelques mois, mais après avoir complété le prédéfi, elle remarque que quelques petites choses seront à ajuster d'ici à la tenue de l'évènement en juillet.

Pour elle, c'est surtout la cause associée aux Demois'ailes qui la motive. En effet, les fonds du défi sont remis à La Séjournelle de Shawinigan et à la Maison Le Far de Trois-Rivières, deux organismes dédiés aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale.

«On est des femmes qui aident d'autres femmes. Quand on a mal en courant, oui, on pense à ces femmes», avoue-t-elle.

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