Trois-Rivières revit les années folles avec le Satyre

C'est un montant de 500 000$ que les... (Olivier Croteau)

Agrandir

C'est un montant de 500 000$ que les nouveaux propriétaires ont dû investir dans cette salle. Pour l'instant, elle possède une capacité de 250 places debout ou 120 places assises.

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est à un véritable voyage dans le temps que le cabaret le Satyre avait convié les gens pour son ouverture officielle. La plupart des invités ornaient plumes et paillettes dans un décor des plus feutrés. Pas de doute: le Satyre replonge Trois-Rivières directement dans les années 20.

Le cabaret-spectacle Le Satyre.... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

Le cabaret-spectacle Le Satyre.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Après un investissement de 500 000 $ et plusieurs rénovations, le cabaret-spectacle ouvrait finalement ses portes samedi soir avec un spectacle mettant en vedette le groupe QWARTZ.

«Ici, c'est la folie, c'est le monde du satire», lance Gabrielle Verreault, propriétaire et directrice de la programmation et technique de scène.

«Ce n'est pas nous qui dicte ça, c'est la créature qui dirige les lieux», ajoute-t-elle en parlant du personnage Satyre, qui sera en quelque sorte l'emblème de la salle. «L'ambiance générale, c'est exactement ce qu'on veut insuffler. On veut que les gens se sentent à l'aise d'être chics».

Les nostalgiques du Maquisart pouvaient enfin découvrir les changements apportés à la salle de spectacle. Il faut dire qu'après avoir été abandonnée pendant près de 10 ans, certains considéraient qu'il fallait faire revivre cette salle à la configuration unique.

«Depuis quelques années, il ne se passait plus rien [dans la salle] du Maquisart. Je suis vraiment contente qu'il reprenne vie de cette façon avec ces gens-là», constate Marie Milette.

En tant que copropriétaire d'Hérole, qui propose des expériences immersives, elle a plongé dans le concept du Satyre à pieds joints, portant l'habit typique des années folles. Elle espère d'ailleurs qu'Hérole et le Satyre s'unissent pour de futurs projets. «On veut collaborer au concept que ce soit avec des soirées thématiques ou de l'animation», confirme-t-elle.

La propriétaire Gabrielle Verreault est revenue sur l'importante somme d'argent investie pour rénover l'ancien Maquisart, un montant non négligeable pour de jeunes entrepreneurs.

«C'est risqué», avoue-t-elle après réflexion. «On est un peu cinglé, mais en même temps, en un an et demi, on a eu le temps de tester beaucoup de choses dont nos propres limites et nos compétences. Je pense qu'on est parti pour une longue aventure», estime-t-elle.

Elle a raconté l'origine de ce projet, des retrouvailles avec une amie qui se sont transformées en un projet d'affaires. «En quelques échanges, on s'est rendu compte qu'on pouvait partir une salle de spectacle. Ça a déboulé», constate Gabrielle Verreault.

«On provient tous de milieux très modestes. On s'est mis tous ensemble pour en arriver à ça. On a eu beaucoup d'aide autour de nous. Ce n'est vraiment pas de l'argent facile qu'on a été chercher, ça a été du travail ardu».

Un deuxième cabaret

Le Cabaret de l'Amphithéâtre a fait son entrée sur la scène culturelle de Trois-Rivières pratiquement au même moment que le Satyre. Mme Verreault assure que la collaboration est très bonne entre les deux, même si chacun est un peu resté surpris de voir un concept à première vue semblable émerger au même moment.

«On n'était pas au courant, mais eux non plus n'étaient pas vraiment au courant qu'on existait», explique-t-elle. «Mais l'entente est bonne», s'empresse-t-elle d'ajouter. «On s'échange des invitations. Il y a de la place pour tout le monde, on n'a pas peur.»

Pour l'instant, la salle du Satyre peut accueillir 120 personnes assises. Cela grimpe à 250 places debout. La réfection de la mezzanine est dans leurs plans futurs, ce qui ajoutera une quarantaine de places à la salle.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, est aussi venu jeter un coup d'oeil à ce nouveau concept. «J'ai été ébloui. Je ne m'attendais pas à aussi glamour que ça. Une chance que j'ai mis mon habit», rigole-t-il. Sur une note plus sérieuse, il souligne l'innovation et l'audace des entrepreneurs.

«Ce qui m'épate, ce sont les individus. J'ai eu la chance de rencontrer les jeunes entrepreneurs derrière ça. Ils avaient un rêve dans un contexte qui n'est pas toujours facile: la culture». «Notre rôle, c'est d'investir dans notre centre-ville, de le dynamiser.»

Il a d'ailleurs déjà quelques idées qui germent dans son esprit à savoir comment faire découvrir cette salle. «Quand on fait un congrès, on aime avoir des endroits spéciaux pour accueillir nos invités, nos congressistes. Ça, c'est vraiment quelque chose d'unique», constate-t-il. «Ce type de cabaret, ça n'existe pas ailleurs au Québec selon moi.»

La programmation se démarquera par des samedis-cabarets qui présenteront des productions maisons et des artistes-comédiens d'ici, digne de Broadway, assure-t-on. De nombreux soupers-spectacles sont également à prévoir. Le groupe Radio Radio s'y produira d'ailleurs vendredi prochain. Toute la programmation est accessible au www.satyre.ca.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer