Ville la plus polluée: des normes qui ne relèvent pas du municipal

Le conseil municipal de Trois-Rivières.... (François Gervais)

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Le conseil municipal de Trois-Rivières.

François Gervais

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(Trois-Rivières) L'étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) révélant que Trois-Rivières arrive en tête de liste des villes les plus polluées au Québec a fait sursauter les responsables de la division hygiène du milieu et développement durable de la Ville de Trois-Rivières. Bien que l'étude en arrive à ces conclusions, la Ville n'en démord pas: la qualité de l'air s'est tout de même grandement améliorée au cours des vingt dernières années.

Rappelons que dans son rapport, l'OMS a traité des données provenant de rapports officiels qui calculent les concentrations annuelles moyennes de matières particulaires. Des particules si microscopiques qu'elles peuvent causer des problèmes de santé chroniques en se logeant dans les poumons et le système cardiovasculaire.

Pour Dominic Thibeault, chef de division hygiène du milieu et développement durable pour la Ville, le titre de «ville la plus polluée» est peut-être un peu sensationnaliste, même s'il ne remet nullement en question les conclusions des études de l'OMS. Par contre, si l'élément comparatif est la concentration de particules dans l'air, c'est du côté des industries et des moyens de transport qu'il faut regarder.

À ce chapitre, l'administration municipale n'a pas un très grand pouvoir coercitif, et il appartient à Québec de légiférer sur la qualité de l'air et les émanations industrielles.

«Il y a eu des efforts d'assainissement, les normes au niveau du transport et au niveau industriel, ça y a joué pour beaucoup. Mais on a encore du chemin à faire, c'est ce qu'il faut comprendre de ce bilan», constate M. Thibeault.

Pour lui, l'activité industrielle, mais aussi le parc automobile très imposant à Trois-Rivières, doivent être pris en considération. «Il ne faut pas se leurrer. Quand on a une ville où 85 % des déplacements se font en voiture, quand les grandes industries sont encore présente, malgré le fait qu'il y a eu une amélioration évidente de la qualité de l'air, on constate qu'on a encore un bout de chemin à faire là-dessus», ajoute-t-il, rappelant que pas moins de 40 000 véhicules par jour empruntent le boulevard des Récollets, l'artère la plus achalandée de la ville.

Et même si dans ses activités quotidiennes et dans sa gestion du territoire, la Ville prend en compte la question du développement durable, elle ne peut pas imposer elle-même les règles en matière de qualité de l'air. 

«La Ville appuie les mesures que le gouvernement va mettre en place. On fait déjà des efforts, au niveau des voitures électriques par exemple. Mais on ne peut rien imposer aux grandes industries», ajoute le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.

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