Le Festi-Beach prend une pause pour 2016

Le Festi-Beach du secteur Lac-à-la-Tortue prend une pause... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Le Festi-Beach du secteur Lac-à-la-Tortue prend une pause en 2016.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le Festi-Beach du secteur Lac-à-la-Tortue prend une pause en 2016. Mercredi midi, l'organisation a confirmé l'évidence, à savoir que le brassage entrepris à l'automne ne lui avait pas laissé de temps pour livrer une 17e édition cet été, mais ce n'est que partie remise, assure le porte-parole du comité organisateur, Émile Cayouette.

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Éric Lapointe demeurait une valeur sûre au Festi-Beach, mais l'organisation de spectacles de cette envergure comporte de plus en plus de risques financiers.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Ce flottement a affolé la machine à rumeurs au cours des dernières semaines, alors que des insinuations de chicanes à l'interne et d'essoufflement des bénévoles alimentaient les discussions. M. Cayouette assure que tout ce qu'il faut détecter dans cette décision, c'est le recadrage d'une formule qui avait peut-être fait son temps.

«Ce n'était pas l'essoufflement du monde, mais de l'évènement, plus particulièrement des spectacles», commente-t-il. «On parle de 80 000 $ à 100 000 $ par année (sur un budget de 375 000 $); ça a même déjà été davantage. Quand on couvrait 75 % de ce montant en prévente, on était heureux. Mais dans les deux dernières années, ce n'était plus le cas. On vivait avec le stress de Mère Nature.»

«Les gens n'achètent plus leur passeport trois mois à l'avance», observe-t-il. «À un moment donné, la formule doit changer. Pas très loin, on offre des spectacles gratuits (à Notre-Dame-du-Mont-Carmel); Trois-Rivières a des spectacles, Saint-Alexis-des-Monts, Louiseville... On est entouré de ça!»

Dans ce contexte, le défi d'attirer des foules pour rentabiliser l'investissement devenait de plus en plus difficile à relever.

«Quand vous passez Éric Lapointe ou les Cowboys Fringants pendant trois ans, la roue tourne», explique-t-il. «Qui peut vendre autant de billets qu'eux? Il n'y en a pas beaucoup. Ils nous permettaient d'attirer 13 000 personnes sur le site. C'est du monde!»

M. Cayouette n'évacue pas complètement les spectacles de la nouvelle mouture du Festi-Beach. La réflexion se poursuivra cet été et la nouvelle version de l'évènement sera présentée quelque part en septembre.

Chose certaine, des activités comme la course à pied et le volley-ball de plage prendront beaucoup de place. L'évènement doit faire une place encore plus grande aux familles et en ce sens, le fameux terrain acquis en 2010 sera sans doute davantage utilisé à l'avenir.

«Après 16 ans, on se devait de prendre un arrêt», se convainc-t-il. «On ne dépensera pas d'argent pour le simple plaisir d'en dépenser. Par respect pour nos partenaires, on devait prendre un arrêt, s'entourer de personnes qui iront vers le virage qu'on veut prendre. Faire un évènement par habitude, c'est dangereux.»

M. Cayouette mentionne que plusieurs contrats de commandites étaient échus. Quant à l'entente avec la Ville, l'engagement d'aide financière de 53 000 $ par année pendant trois ans, qui prenait fin en 2016, devrait simplement être décalé d'un an.

Le conseiller du district des Boisés, Martin Asselin, n'était évidemment pas étonné de cette décision, puisqu'il a participé activement aux rencontres sur le Festi-Beach depuis novembre. Il appuie la volonté de donner un nouveau souffle à l'évènement, même si cela implique de reporter la 17e édition à l'an prochain.

«C'est bien de prendre un peu de recul pour repartir en force avec des nouveautés», approuve-t-il. «C'est sûr que sauter une année... Je ne sais pas comment ça peut être interprété par les citoyens. Mais de la façon dont c'est expliqué, je pense que l'accueil sera favorable.»

Un trou

M. Cayouette entend déjà la déception de certains festivaliers, qui manqueront sans doute ce rendez-vous pendant les vacances de la construction de juillet. Une fois la pilule passée, il demeure convaincu que les visiteurs reviendront en grand nombre l'an prochain.

«Nous sommes sérieux dans notre démarche et j'espère que ce ne sera pas négatif dans la tête des gens», témoigne-t-il. «Ceux qui s'attendaient à voir un évènement cet été seront déçus, mais avec l'offre que nous mettrons sur la table l'an prochain, ils vont revenir!»

M. Asselin ajoute que les citoyens n'ont qu'à consulter la programmation pour constater que les activités ne manqueront pas durant la belle saison à Shawinigan.

L'organisation devrait trouver un président du conseil d'administration au cours des prochaines semaines. Mais la priorité consiste à engager un chargé de projet pour travailler sur la nouvelle formule et préparer l'édition de 2017.

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