Nemaska Lithium: la phase 1 repoussée en mars 2017

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La phase 1 du projet de Nemaska Lithium est repoussée en mars 2017.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le dossier de Nemaska Lithium a franchi plusieurs étapes importantes au cours des derniers jours, mais l'échéancier présenté l'automne dernier pour l'usine phase 1 ne pourra finalement pas être respecté. D'abord prévue au dernier semestre de 2016, l'exploitation de cette partie est maintenant repoussée en mars 2017.

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Simon Thibault, directeur, responsabilité sociale et environnementale chez Nemaska Lithium. 

François Gervais, Le Nouvelliste

Depuis l'annonce de septembre, les délais se sont additionnés vers l'intégration dans l'ancienne papeterie Laurentide. Nemaska Lithium devait commencer à utiliser l'ancien atelier d'entretien des rouleaux en octobre. Utilisés comme entreposage, les lieux ont finalement été vidés seulement à la fin décembre.

Par la suite, en janvier, l'opposition de résidents de sept zones contiguës au projet a également créé une certaine incertitude. Enfin, l'annonce officielle de la transaction entre Produits forestiers Résolu et la Société de développement de Shawinigan n'est tombée que le 5 avril, lorsque le gouvernement du Québec a confirmé son aide financière au projet.

Dans les faits, Nemaska Lithium n'est devenue officiellement propriétaire d'une partie de la propriété de l'ex-usine Laurentide que vendredi dernier. Elle versera deux millions $ à la Société de développement de Shawinigan pour cette acquisition, dont un premier versement de 300 000 $ est prévu lors de l'émission du permis de construction.

Compte tenu de ces délais, le léger report devenait prévisible, convient Simon Thibault, directeur, responsabilité sociale et environnementale chez Nemaska Lithium.

«C'est sûr qu'à un moment donné, ça se transforme en un certain impact», commente-t-il. «Mais notre objectif auprès de nos clients potentiels, ça a toujours été dans le premier tiers de 2017. Nous sommes donc rendus à la limite ! Nos clients potentiels sont bien informés et vivent bien avec ça.»

Le maire, Michel Angers, considère que de son côté, les délais ont été respectés. «Nous étions prêts au 1er janvier», glisse-t-il.

Ces jours-ci, l'entreprise révise le plan de gestion des accès et la sécurité sur le site. «Nous avons aussi donné un mandat à Pluritec pour qu'elle fasse une inspection générale des conduites et des bassins, pour s'assurer que nous n'aurons pas de surprises quand viendra le temps de tout mettre en opération», précise M. Thibault.

Au cours des prochaines semaines, Nemaska Lithium dévoilera la liste des emplois offerts pour cette phase 1 de 38 millions $, qui doit permettre la production de 500 tonnes d'hydroxide de lithium par année.

Facilitateur

En séance publique mardi soir, le conseil municipal a aussi annoncé la signature d'une convention relative à diverses représentations et garanties pour la réalisation de ce projet.

Par exemple, elle s'engage à établir des contacts avec le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques si un questionnement survient au sujet du plan de réhabilitation déjà déposé par Produits forestiers Résolu.

Elle facilitera aussi les ententes pour les emprises ferroviaires, la voie ferrée, les accès au site et la distribution d'électricité.

La Ville s'engage également à établir des contacts avec Hydro-Québec et le MDDELCC pour puiser 50 mètres cubes d'eau par jour dans la rivière Saint-Maurice pour les besoins de la phase 1. Pour ceux de l'usine commerciale, dont l'exploitation est toujours prévue en 2018, la demande bondira à 1860 mètres cubes d'eau quotidiennement.

La Ville déploiera également les efforts «commercialement raisonnables» pour rendre le site admissible à un programme de revitalisation sous forme de crédit de taxe foncière dégressif, pouvant atteindre 75 % sur cinq ans. Mardi soir, les élus ont prolongé la durée du programme déjà en vigueur jusqu'au 31 décembre 2018, en plus d'ajouter la zone de l'ex-papeterie aux endroits admissibles.

«Nous souhaitions que la Ville soit vraiment un partenaire dans le projet», se réjouit M. Thibault. «Elle a déjà de bonnes relations avec les ministères et l'idée, c'est de faciliter le processus.»

M. Angers fait remarquer que la Ville agit toujours de la même façon dans des dossiers semblables, puisque la SDS ne possède pas les ressources humaines pour effectuer ces démarches. «Nemaska est une société publique, alors elle s'assure que tout soit fait dans les règles de l'art», souligne-t-il. 

Enfin, le conseil municipal a également annoncé, hier soir, un cautionnement de 2,5 millions $ en faveur de la SDS, qui doit procéder au démantèlement des équipements et à la reconversion de l'ensemble du site de l'ancienne papeterie.

«Ça va se rembourser assez rapidement, mais elle avait besoin de liquidités immédiatement», explique le maire. «La subvention, l'argent de Nemaska et les retombées de la vente des équipements vont arriver. On va finalement faire passablement d'argent avec tout ça.»

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