Courir entre filles

Main dans la main, Julie et Nicole Brisson... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Main dans la main, Julie et Nicole Brisson ont franchi en souriant la ligne d'arrivée du 15 kilomètres du défi sportif Une fille qui court.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La pluie, le vent et le froid n'auront pas empêché les irréductibles coureuses de relever le défi Une fille qui court qui proposait cette année un nouveau circuit de 15 kilomètres. Même si les femmes franchissaient la ligne d'arrivée complètement trempées, leur fierté était palpable.

Elles ont été plus de 2300 à prendre le départ pour les courses de 5, 10 ou 15 kilomètres. Pour cette troisième édition, le dépassement de soi a encore une fois été à l'honneur. Pour certaines, c'est un réel rendez-vous qu'elles se donnent pour venir célébrer la fête des Mères entre coureuses.

Arlette St-Pierre en était à sa troisième participation. D'année en année, elle repousse ses limites en augmentant la distance.

«J'ai commencé avec le 5 km, l'an passé, j'ai fait le 10 km et cette année, mon défi c'était de faire le 15 km avec ma fille. Je ne sais pas ça sera quoi le prochain. Peut-être l'ascension d'un mont», glisse-t-elle.

Les conditions météorologiques n'ont rien fait pour lui faciliter la tâche. «Le vent, en revenant, j'en ai encore les joues qui me brûlent. Il y a des bouts où c'était pas facile. Je me parlais continuellement. Je suis allée à mon rythme», explique-t-elle.

«Je ne suis pas une sportive dans l'âme, mais je me suis rendu compte que c'était bon aussi pour le mental. On est bien après», explique Mme St-Pierre, visiblement soulagée d'avoir relevé son défi.

Julie et Nicole Brisson sont également deux habituées du défi Une fille qui court. La pluie ne les a nullement découragées.

«On s'est dit qu'on allait mettre nos imperméables et y aller quand même. On a couru tout le long. On n'a pas couru vite, on est allées tranquillement, mais on l'a fait au complet», assure Julie Brisson.

Année après année, Nathalie Sanfaçon, organisatrice d'Une fille qui court, a la chance de côtoyer ces femmes déterminées.

«On remarque qu'on a un noyau de femmes dont c'est la fierté de célébrer la fête des Mères en courant. Ce qu'on voit, c'est des femmes qui amènent leur mère, qui amènent leur fille. On voit s'étendre ça à plusieurs générations», se réjouit-elle.

Elle assure que le mauvais temps ne les a pas empêchées de se pointer à l'évènement.

«Les femmes sont parties en chantant, en dansant, en souriant et c'est comme ça qu'elles ont fini aussi. J'ai la chance de les rencontrer avant la course pour leur remettre leur dossard. Elles me racontent leur histoire et elles m'expliquent pourquoi elles sont là», mentionne Mme Sanfaçon.

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