Fonder une famille malgré la politique

La conseillère municipale à Trois-Rivières Sabrina Roy tient... (Stéphane Lessard)

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La conseillère municipale à Trois-Rivières Sabrina Roy tient dans ses bras son fils Zak.

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Attirée par la politique municipale depuis plusieurs années et animée par une volonté d'améliorer son quartier, Sabrina Roy a été élue à la table du conseil municipal en 2013. Elle a devancé au scrutin le conseiller sortant et ancien maire de Cap-de-la-Madeleine, Alain Croteau. Celle qui est également gérante d'un atelier mécanique, une entreprise familiale depuis trois générations, a tout naturellement eu son premier enfant malgré ses engagements politiques.

«Je voulais faire avancer mes idées, mais surtout démontrer qu'une jeune femme en politique, ça se peut», lance d'emblée en entrevue la conseillère municipale.

L'idée d'avoir un enfant germait déjà dans l'esprit de Sabrina Roy et de son conjoint en 2013. La campagne électorale et son résultat ont toutefois modifié les plans. Une fois bien en selle, le projet est toutefois revenu. Et les fonctions politiques n'étaient aucunement perçues comme une contrainte.

Lorsqu'elle était enceinte, Sabrina Roy était très présente dans les rencontres à la Ville de Trois-Rivières. Malgré la fatigue, une grossesse difficile et le bedon - certaines diront encombrant - d'une femme enceinte, elle n'a pas pris de vacances du conseil municipal.

«Je ne voulais pas prendre de congé de maternité de la Ville. Après l'accouchement, j'étais encore à l'hôpital et je rappelais des citoyens», se souvient-elle avec le sourire.

Dix mois après avoir donné naissance au petit Zak, l'aventure tant politique que familiale se poursuit pour la jeune conseillère. Le petit garçon, qui fait ses nuits depuis qu'il n'a qu'un mois et demi, au grand bonheur de ses parents, accompagne à l'occasion sa mère politicienne lors d'activités ou de réunions.

«Je dis souvent à la blague qu'il savait que maman était occupée et qu'elle devait dormir», souligne-t-elle.

À l'instar de Julie Boulet et de Ruth Ellen Brosseau, Sabrina Roy avoue qu'elle a la chance de compter sur de l'aide de son conjoint et de membres de sa famille. «Une chance qu'on a des ressources, sinon je ne sais pas ce qu'on ferait», précise Sabrina Roy. «Il faut avoir une bonne équipe, c'est comme en politique. Si la famille avait été à l'extérieur, je ne sais pas si on y arriverait.»

Loin d'être des regrets, car elle adore son implication politique et considère qu'elle est importante pour ses concitoyens, Sabrina Roy reconnaît qu'elle vit certains déchirements. Son petit n'a après tout que dix mois.

«Je n'ai pas pu passer tous les moments que je voulais avec, mais les moments où je suis là, on passe du temps de qualité ensemble. C'est ça qui compte», affirme la conseillère municipale qui croit que plusieurs femmes peuvent voir dans cette réalité un frein à l'implication politique. «Est-ce que je vais mettre un X sur mon projet familial parce que je suis en politique? C'est sûr que non.»

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