Hydro-Québec devant la CCSN

La centrale Gentilly-2.... (Archives, Le Nouvelliste)

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La centrale Gentilly-2.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Alors que le permis d'exploitation de Gentilly-2 expire le 30 juin 2016, Hydro-Québec a justifié jeudi devant la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) sa demande pour un permis de déclassement d'un réacteur de puissance d'une durée de dix ans.

Et cette démarche survient deux jours après une entente conclue avec la Ville de Bécancour pour l'évaluation du site, maintenant que la centrale n'est plus en opération. Un règlement qui va permettre à l'administration municipale de garnir ses coffres de 400 000 dollars annuellement.

«Après d'énormes discussions entre les évaluateurs et les avocats des deux parties, on a pu éviter le Tribunal administratif. L'évaluation va se situer aux alentours de 31 millions de dollars. C'est le montant qui va être la base de la taxation qui sera appliquée pour la centrale ou ce qui en reste et ce, à partir de 2016», a expliqué le maire Jean-Guy Dubois.

«Ça fait bien notre bonheur. Ce n'est pas à dédaigner dans la mesure où l'on vient de baisser de deux millions de revenus avec la désuétude économique des entreprises du parc et les changements de normes du gouvernement provincial, coup sur coup, deux ans de suite. Dans ces conditions, c'est une belle nouvelle», renchérit le premier magistrat.

Pour ce qui est des audiences publiques de la CCSN, la société d'État veut que les activités liées à la préparation du déclassement de l'ancienne centrale de Bécancour puissent se poursuivre.

«En 2013 et 2014, la phase de stabilisation fut un succès et les activités en cours pour la phase de préparation à la dormance et de transfert du combustible se déroulent bien», a fait savoir le directeur des installations nucléaires, Donald Olivier.

De 2021 à 2059, ce sera la phase de dormance et de surveillance du site. Mais dès 2050, il y aura l'étape de transfert du combustible irradié qui s'étendra sur 15 ans. À partir de 2059, on amorcera le démantèlement complet et de 2065 à 2066, place à la phase de restauration finale du site.

Dans les projets majeurs à venir, M. Olivier a rappelé la construction de deux nouveaux modules de stockage à sec de type CANSTOR. Évalué à 12 millions de dollars, ce chantier permettra de compléter l'entreposage du combustible nucléaire irradié sur le site de Gentilly-2.

Système de gestion, formation, programme d'examens et d'accréditation, conduite de l'exploitation, analyse de la sûreté, conception physique, radioprotection, santé et sécurité, protection de l'environnement, gestion des urgences et protection-incendie, gestion des déchets et programme d'information publique: voilà autant de points abordés par M. Olivier.

Au terme de ces audiences, les commissaires de la CCSN disposeront de 30 jours pour rendre leur réponse sur la demande de permis.

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