Une route de Sainte-Thècle parmi les pires au Québec

François Bélisle, conseiller municipal de Pointe-du-Lac, est bien... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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François Bélisle, conseiller municipal de Pointe-du-Lac, est bien conscient de l'urgence d'investir davantage dans le réseau routier, lui qui se fait régulièrement parler de l'état du 6e Rang, élu troisième pire route en Mauricie.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le chemin Saint-Thomas à Sainte-Thècle vient d'être désigné parmi les 10 pires routes du Québec par l'organisme CAA-Québec, à l'occasion de la publication de son palmarès des pires routes du Québec pour l'année 2016.

Le chemin thèclois arrive en effet en 10e position des pires routes du Québec, après un sondage mené sur une période de 4 semaines et auquel 14 000 personnes ont participé en ligne.

Selon le CAA-Québec, l'exercice a enregistré cette année trois fois plus de votes que l'année dernière, preuve selon l'organisme que l'état du réseau routier est au coeur des préoccupations des contribuables.

En Mauricie, le chemin Saint-Thomas arrive évidemment en tête du classement, suivi par la route 153 à Shawinigan et par le 6e Rang dans le secteur Pointe-du-Lac à Trois-Rivières.

Marcel Trudel est un des résidents de la pire route en Mauricie. Joint au téléphone, l'homme n'est absolument pas étonné de la position du chemin Saint-Thomas dans le palmarès de CAA-Québec.

«Ça fait un bout qu'on le sait que c'est la pire route», lance-t-il. «Elle est négligée depuis des années et la Municipalité ne la répare pas.»

Le citoyen de Sainte-Thècle affirme de plus que la route est pleine de trous, de fissures et de dos-d'âne. «C'est épouvantable. Une chance que nous n'en avons pas long à faire pour se rendre au village», ajoute M. Trudel.

Selon le CAA-Québec, ce sont les internautes eux-mêmes qui pouvaient soumettre une route, plutôt que d'être appelés à voter pour des routes établies à l'avance. Ainsi, 2100 routes au Québec ont été signalées.

«Ça peut paraître une offensive ludique, mais il y a un objectif sérieux derrière ça, soit celui de donner une plate-forme de revendication aux citoyens. Évidemment, on souhaite aussi que l'exercice puisse améliorer l'état du réseau routier, qui en a bien besoin», constate Anne-Sophie Hamel, porte-parole du CAA-Québec.

Cette dernière signale que les municipalités qui se sont retrouvées dans le top 10 ont été contactées avant que le palmarès ne soit rendu public, afin de les aviser de la situation.

«Nous avons déjà commencé à recevoir des réponses. Évidemment, on comprend aussi qu'il y a des enjeux comme les budgets et les échéanciers, mais si on peut sensibiliser un peu plus, c'est déjà ça», croit Mme Hamel.

Du côté du Centre-du-Québec, la rue Dionne à Plessisville a été élue comme la pire route de la région, suivie par le rang Smith à Saint-Louis-de-Blandford, et par la Route 116 à Princeville.

Réactions

À Trois-Rivières, il y a bien longtemps que le conseiller municipal de Pointe-du-Lac François Bélisle est au fait de l'état du 6e Rang, qui apparaît comme la troisième pire route en Mauricie.

Déjà, il y a deux ans, il s'était rendu constater l'état de la chaussée après avoir été interpellé par des citoyens. La route est d'ailleurs régulièrement empruntée par des touristes qui se rendent au camping Domaine Le Corral.

François Bélisle s'inquiète d'autant plus de cette route qu'elle se retrouve à être l'un des deux seuls accès vers l'aéroport de Trois-Rivières, et qu'il importe, selon lui, de garder les infrastructures routières en bon état si une urgence devait survenir de ce côté.

«Il faut augmenter les budgets pour réparer nos infrastructures. Nous en sommes bien conscients», revendique celui qui mise beaucoup sur une rencontre à venir, le 19 mai prochain, regroupant les conseillers municipaux des secteurs périphériques pour chercher un consensus et investir davantage dans l'asphaltage des routes.

Annuellement, à Trois-Rivières, c'est environ 5 M$ qui sont investis dans l'asphaltage, rapporte Yvan Toutant, porte-parole de la Ville.

«Si on voulait remettre tout le réseau à niveau, il en coûterait 15 M$ par année pendant 20 ans. C'est énorme, et c'est de l'argent qui vient de la poche des contribuables. Il faut donc faire des choix et fonctionner par priorités», explique-t-il. 

Au total, la Ville est responsable de l'entretien de 1100 kilomètres de route sur son territoire.

Le Nouvelliste a tenté de joindre le maire de Sainte-Thècle Alain Vallée pour avoir ses commentaires, mais sans succès.

Avec la collaboration de Gabriel Delisle

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