École Sainte-Marie: près de 700 t-shirts vendus

Au Marché Réjean Gervais de Saint-Boniface, tout le... (Marie Noël, Le Nouvelliste)

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Au Marché Réjean Gervais de Saint-Boniface, tout le monde est mobilisé pour l'avenir de l'école Sainte-Marie. Près de 700 t-shirts ont été vendus dans la communauté depuis le 24 mars. Alain Gervais, Céline Bellerive et Marc Gervais le portent fièrement!

Marie Noël, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) La mobilisation pour convaincre le gouvernement du Québec d'investir pour l'agrandissement de l'école Sainte-Marie, à Saint-Boniface, ne s'essouffle pas.

Au point où le conseil municipal peine à suivre le rythme imposé par les parents, qui souhaiteraient obtenir plus rapidement des réponses aux initiatives proposées pour favoriser un dénouement positif.

Tout près de 700 t-shirts verts au message non équivoque, «Unis pour notre école», ont été vendus depuis le 24 mars. En plus des élèves et du personnel de l'école Sainte-Marie, les employés de 43 entreprises portent le gaminet à chaque mardi.

Dimanche, jour de la fête des Mères, la messe sera célébrée sous le thème de cette mobilisation. Bref, le comité d'une quinzaine de parents mis sur pied pour obtenir les trois millions de dollars nécessaires à l'ajout de classes et à la réfection du gymnase ne chôme pas.

Le 14 mars dernier, un groupe a rencontré le conseil municipal de Saint-Boniface pour lui proposer un plan d'action. Cinq initiatives étaient avancées et disons que jusqu'ici, les parents ne sont pas impressionnés par la rapidité avec laquelle les élus ont répondu à leurs suggestions.

Ainsi, ils souhaitaient que la Municipalité offre un terrain à la Commission scolaire de l'Énergie pour aménager des classes. Ce scénario a déjà été envisagé, mais les élus refusaient de procéder à ces investissements sans obtenir une garantie de location. La CS de l'Énergie n'a jamais voulu s'engager en ce sens.

Les parents aimeraient aussi que la Municipalité dévoile les coûts cachés du transfert des élèves de l'école à l'hôtel de ville, depuis l'automne dernier. Rappelons que cette solution temporaire visait à éviter le transfert des jeunes de la sixième année dans une école de Shawinigan. Par exemple, les responsables soupçonnent une perte de revenus dans la location de salles pour laisser la place aux élèves.

Les parents avaient aussi demandé à la Municipalité de mesurer publiquement l'impact de ce flottement sur l'avenir de l'école pour la croissance de Saint-Boniface. «Des gens hésitent désormais à investir ou à s'établir à Saint-Boniface, étant donné l'incertitude reliée à l'école fréquentée par leurs enfants», déploraient-ils dans leur lettre.

Le comité souhaitait également une nouvelle rencontre avec le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, pour lui demander de «travailler sans relâche» à la réussite de ce dossier. Enfin, les parents demandaient aux élus d'évaluer la possibilité de participer financièrement à la construction d'un gymnase à vocation communautaire.

Marie-Ève Landry, porte-parole du comité, reconnaît que la Municipalité a déjà posé des actions très importantes pour garder tous les enfants du primaire à Saint-Boniface en 2015-2016 et en 2016-2017. Mais du même souffle, elle aimerait voir des élus un peu plus insistants pour que le gouvernement du Québec accepte leur demande, qu'ils démontrent un peu plus d'intérêt envers les suggestions adressées en mars.

Des parents espèrent que les élus portent tous le fameux t-shirt vert à chaque mardi. Un rappel leur a d'ailleurs été adressé à la dernière séance publique. Le maire, Claude Caron, assure que le geste est posé.

«Mardi, j'avais mon chandail!», lance-t-il. «Les employés n'en portent pas tous, mais les conseillers ont tous leur gilet. Ils veulent qu'on prenne une photo des membres du conseil devant la pancarte de la municipalité, avec notre gilet. On va le faire.»

Pour le reste, M. Caron laisse entendre que les demandes qui ont été formulées en mars n'amenaient rien de nouveau.

«Ils voulaient qu'on fasse un communiqué de presse pour pousser encore», raconte-t-il. «Que voulez-vous qu'on dise de plus? Notre partie est faite. C'est davantage à la Commission scolaire et au gouvernement à faire ce qu'il faut. Nous avons prêté des locaux, on s'est arrangé avec la fabrique et le presbytère. On ne peut pas faire plus. S'ils veulent rencontrer M. Giguère, ils n'ont qu'à lui demander et il va les recevoir!»

Le maire salue l'intérêt soutenu du comité de mobilisation, mais il incite aussi les parents à demeurer patients.

«Ils font bien ça, ils sont positifs», remarque-t-il. «Je suis bien content de la façon dont ils agissent. Mais dans le monde municipal et au gouvernement provincial, il faut être patient.»

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