Hippodrome de Trois-Rivières: l'engouement ne s'essouffle pas

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Une centaine de chevaux ont pris part aux courses lors du lancement de la saison à l'hippodrome de Trois-Rivières, une participation au-delà des attentes des organisateurs.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les coureurs bien en selle, les chevaux bien attelés, la saison de l'hippodrome de Trois-Rivières a été officiellement lancée dimanche après-midi.

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Plus de 3000 spectateurs ont envahi les gradins de l'hippodrome pour venir parier sur les chevaux les plus rapides. 

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Les spectateurs ont envahi les gradins et ont eu droit à onze courses sous une température clémente. Il ne manquait qu'une seule chose pour combler les dirigeants de l'hippodrome: une collaboration avec Loto-Québec.

Il était un peu plus de 13 h 30 dimanche quand la première vague de coureurs s'est élancée sur la piste, marquant le départ pour une 5e saison. Le directeur des opérations, François Carignan, estimait à plus de 3000 les gens qui se sont massés dans les gradins. «Toutes les régions du Québec sont représentées», se réjouit-il.

L'hippodrome travaille chaque année à rendre l'endroit agréable pour les visiteurs. «On a développé notre salle à manger pour rendre la clientèle plus à l'aise. On a apporté quelques correctifs au paddock. On a pensé au stand de chevaux afin que l'endroit soit adéquat pour le bien-être des chevaux et des conducteurs», énumère M. Carignan.

Pour ce premier programme de la saison, les organisateurs ont pu compter sur la présence d'un peu plus d'une centaine de chevaux. Un résultat plutôt inattendu. «C'est un bon départ. On ne s'attendait pas à autant de coureurs. On avait l'impression qu'on allait avoir de la difficulté, mais on est enchanté. Les Québécois ont investi à nouveau dans l'achat de chevaux de courses», remarque le directeur général du Club Jockey du Québec, Vincent Trudel.

M. Trudel a d'ailleurs réitéré son souhait que l'hippodrome de Trois-Rivières travaille en collaboration avec Loto-Québec. Il dénonce l'inégalité entre les autres provinces canadiennes et le Québec en ce qui concerne l'implication du gouvernement. «On veut ce qui se fait dans les autres provinces canadiennes et les autres États américains où on travaille en complicité avec l'industrie du jeu, notamment les organisations de loterie», explique-t-il.

«Il y a une taxe spécifique aux courses de chevaux. Cette taxe, dans les autres provinces, elle revient sous forme d'investissement dans l'industrie des courses.» Ce n'est pas le cas au Québec. «Elle retourne au gouvernement pour l'instant. Si on avait cette taxe, on augmenterait de 50 % le nombre de programmes.» C'est donc dire qu'aux 400 courses offertes cette année, on pourrait en ajouter 200. M. Trudel évalue à plus de 2 millions $ ce qui pourrait leur parvenir des taxes.

Vincent Trudel tient à rappeler l'effervescence de ce sport malgré des années difficiles où les courses de chevaux avaient pratiquement été rayées de la carte au Québec. Depuis 2012, l'engouement est palpable selon lui. «Avec la disparition des courses en 2008, il y a eu une diminution du nombre de chevaux. Il y a des gens qui sont partis en Ontario. Mais là, on voit une recrudescence. C'est pour ça qu'il faut investir dans les infrastructures et au niveau des bourses», martèle-t-il. «Il faut tenter de rapatrier les coureurs qui s'exilent à l'extérieur du Québec».

Pour la saison 2016, on estime qu'environ 2,5 millions $ seront remis en bourse aux coureurs. Ce sont 40 programmes de course qui seront offerts aux amateurs tout au long de l'été. On compte 27 programmes de courses le dimanche dès 13 h 30. Dès le 24 mai, le mardi sera soir de courses à l'hippodrome à partir de 19 h.

Plusieurs évènements spéciaux sont au programme dont la première édition de la Classique printanière des conducteurs le 5 juin prochain qui opposera les meilleurs conducteurs des États-Unis, de l'Ontario et du Québec. Puis, le 21 août, le Grand prix d'été réunira les meilleurs coursiers en Amérique du Nord.

Une recrue prometteuse

Un nom qui est sur toutes les lèvres et qui pourrait surprendre sur la piste trifluvienne cette saison est Louis-Philippe Roy, originaire de Mont-Joli près de Rimouski. Un sentiment unique le lie à la ville de Trois-Rivières puisque c'est ici qu'il a remporté sa première course professionnelle. Âgé de 26 ans, il avoue avoir commencé «sur le tard» à courir dans les rangs professionnels. «D'habitude, ça commence plus tôt. Je n'étais pas pressé de sauter les étapes disons», avoue le jeune homme qui participe à des courses de chevaux depuis ses 18 ans. «Depuis un an, ça va bien, ça va vite. Les choses s'enchaînent», constate-t-il.

À Ottawa, il est présentement premier au classement. Mais l'humilité semble être une des qualités de Louis-Philippe Roy. «C'est facile d'être au top pendant un mois, mais ça peut être différent le mois d'après. Tu dépends des entraîneurs qui te font confiance.» Quant à causer la surprise et se classer premier à Trois-Rivières, il ne se fait pas trop d'illusions, mais espère quand même. «Ça serait réaliste. Si ça a à arriver, ça arrivera.»

Cet été, le dimanche soir, il viendra courser ici alors qu'un programme se déroule simultanément dans la capitale canadienne. «Je connais les gens ici. J'aime revenir à Trois-Rivières pour l'ambiance et la vie sociale que j'ai développée», relate-t-il.

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