Pour mieux gérer le TSA de son enfant

Myriam Rousseau, chercheuse à l'Institut universitaire en déficience...

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Myriam Rousseau, chercheuse à l'Institut universitaire en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l'autisme, Nathalie Magnan, directrice adjointe continuum santé et bien-être en DI-TSA, Jean-Claude Kalubi, directeur scientifique de l'Institut universitaire, Marlène Galdin, directrice administrative de l'enseignement universitaire et de la recherche et directrice responsable de l'Institut universitaire, et Martin Beaumont, président-directeur général du CIUSSS MCQ.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est pour aider les parents d'enfants présentant un trouble du spectre de l'autisme (TSA) à mieux gérer l'interaction avec ceux-ci que le programme «L'ABC du comportement d'enfants ayant un TSA - Des parents en action» a été élaboré et officiellement lancé vendredi à Trois-Rivières.

Le programme s'adresse aux intervenants du réseau de la santé et des services sociaux appelés à soutenir les parents d'enfants atteints d'un TSA. Il a été créé au coeur d'une collaboration franco-québécoise impliquant l'Université de Strasbourg et l'Institut universitaire en déficience intellectuelle (DI) et en trouble du spectre de l'autisme, rattaché au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec et affilié à l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Le programme a d'abord été implanté en France, au Centre hospitalier de Rouffach, au sud de l'Alsace. Au Québec, et particulièrement en Mauricie et au Centre-du-Québec, il a fait l'objet d'une recherche de deux ans pour en valider l'efficacité, avant d'être lancé cette semaine. «Le programme est parti du constat d'un clinicien de terrain face à des parents qui viennent de recevoir un diagnostic du TSA pour leur enfant», a expliqué par visioconférence le Dr Benoît Dutray, psychiatre au Centre hospitalier de Rouffach, en évoquant la genèse du projet.

«La question était de savoir comment proposer aux parents une intervention pertinente pour répondre à leurs besoins et aux attentes pour leurs enfants. On a cherché des outils existants francophones et on n'en a pas trouvé. Il fallait donner des outils aux parents pour des interventions concrètes, quotidiennes et utiles pour leur vie de tous les jours. Il fallait aussi sortir les parents de l'isolement et leur redonner un pouvoir d'agir sur leur vie quotidienne», a ajouté le médecin qui a expérimenté le programme en France.

Le programme comporte 12 rencontres de deux heures, offertes aux deux semaines à des groupes d'un maximum de 10 participants. Animé par deux intervenants, chaque atelier aborde une thématique différente liée à l'apprentissage d'habiletés parentales et de stratégies d'intervention. La dynamique des ateliers de groupe par rapport aux approches individuelles favorise le partage d'expériences et le soutien entre pairs.

Des «devoirs» à la maison sont prescrits entre chaque rencontre pour arrimer la théorie à la pratique, et trois visites à domicile par des intervenants sont prévues pendant le processus, question d'évaluer le transfert des connaissances dans le quotidien.

«Les objectifs sont d'augmenter les connaissances des parents en ce qui concerne le TSA, améliorer leur interaction avec leur enfant, améliorer leur sentiment de compétence parentale, réduire leur niveau de stress, et améliorer la qualité de vie de la famille», énumère Myriam Rousseau, chercheuse à l'Institut universitaire en DI et en TSA, et coauteure du programme avec Céline Clément et Jennifer Ilg, de l'Université de Strasbourg.

Dès septembre, l'Institut universitaire en DI et en TSA proposera une formation à tous les intervenants oeuvrant auprès de la clientèle visée, partout au Québec. Cette formation permettra aux animateurs et aux intervenants de s'approprier le programme et de le déployer dans leur établissement pour proposer un soutien éducatif et une assistance aux parents.

Marche de sensibilisation

Une marche de sensibilisation et de solidarité envers la cause de l'autisme se tiendra ce samedi 30 avril à Trois-Rivières. L'organisme Autisme Mauricie invite la population au point de rencontre du départ de la marche, à 13 h 15 dans la cour de l'école Saint-Philippe-Mond'Ami, au 481, rue Bureau.

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