Acquérir Tavibois pour le préserver

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La Corporation de développement d'Hérouxville négocie avec la congrégation des Filles de Jésus pour l'acquisition du domaine Tavibois.

Sylvain Mayer

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(Hérouxville) Construit au coeur de la forêt d'Hérouxville par Mgr Albert Tessier et deux partenaires dans les années 50, Tavibois est depuis un lieu de prière et de ressourcement. Propriété de la congrégation des Filles de Jésus depuis les années 60, ce domaine comprenant près de trente bâtiments est sur le point d'être acquis par la Corporation de développement d'Hérouxville.

Bien que la transaction ne soit pas encore complétée, les négociations avancent à un très bon rythme. Il ne resterait que quelques détails à régler et la transaction n'aurait plus qu'à être approuvée par Québec.

Souhaitant céder le domaine tout en préservant son cachet unique, la congrégation des Filles de Jésus a approché la Municipalité d'Hérouxville pour qu'elle achète l'endroit. Or, la Municipalité a préféré que cette transaction soit orchestrée par la Corporation de développement d'Hérouxville, une entité indépendante de l'administration municipale.

La responsable de cette corporation, Diane Jacob, soutient que les Filles de Jésus désirent ardemment conserver la vocation du site qui est d'accueillir des personnes ou des groupes souhaitant se ressourcer en pleine nature. Les bâtiments sont déjà en place et le domaine aurait déjà un bon réseau de clients, minimisant le risque financier pour la corporation.

«Nous allons conserver la valeur culturelle du domaine pour qu'il demeure un endroit de ressourcement, pour la paix, la tranquillité et le repos. C'est ce que les gens recherchent», affirme Mme Jacob. «Nous voulons en faire un lieu culturel.»

Pour l'instant, Diane Jacob indique qu'il est trop tôt pour divulguer le montant envisagé pour la vente. Elle note toutefois que le prix discuté est énormément inférieur à l'évaluation municipale, qui s'approche de 1,5 million $.

Bordé de trois lacs, le domaine Tavibois a été construit près du berceau de la communauté d'Hérouxville. À l'origine, la communauté est née près des Forges Saint-Joseph, une entreprise exploitée à la fin du 19e siècle. L'ancien site industriel, qui a donné son nom au chemin des Petites-Forges, est non loin de Tavibois.

«C'est un lieu qui a été développé à Hérouxville. Nous voulons le conserver. C'est un lieu historique», soutient Mme Jacob.

La communauté religieuse des Filles de Jésus conserverait toutefois le bâtiment nommé La Vigie ainsi que son terrain. Des religieuses doivent d'ailleurs continuer d'habiter le lieu après la vente. «Elles font la conservation du bâtiment et vont demeurer là. À l'occasion, des soeurs peuvent prendre des vacances et loger à cet endroit», précise Mme Jacob.

La naissance du domaine Tavibois remonte à 1951, alors que Mgr Albert Tessier, le prêtre éducateur et pionnier du cinéma, s'est associé avec le Dr Avila Denoncourt et l'abbé Paul Boivin pour entreprendre l'aménagement de cette parcelle de territoire forestier. Le terme Tavibois est d'ailleurs formé par les noms Tessier, Avila et Boivin.

Depuis 1966, le domaine est donc sous la responsabilité de la congrégation des Filles de Jésus. Les religieux et les laïcs qui fréquentent le site doivent respecter la vocation du domaine «qui n'est ni un terrain de camping, ni un relais de motos, ni un club de chasse et pêche, ni une plage publique». D'ailleurs, la Corporation de développement d'Hérouxville ne souhaite pas contrevenir à ces directives.

«C'est un lieu privilégié pour le repos, le calme, la réflexion, l'émerveillement et la prière», explique la congrégation sur le site Internet de Tavibois.

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