La Mauricie, région de l'imaginaire

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Lors du 5 à 7 de la grande ouverture de l'atelier et de la boutique, les actionnaires de Nemesis, André Bélanger, Sébastien Simard, Ian Forand et Véronique Gauthier-Trudel étaient en compagnie de Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé et maire de Saint-Léon-le-Grand. On reconnaît devant un personnage de nain créé par l'entreprise.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Saint-Élie-de-Caxton) La Mauricie devient la région québécoise de l'imaginaire. Plusieurs entreprises spécialisées dans le tourisme d'expérience déjà présentes dans la région contribuent à façonner cette réputation.

Sylvain Robert admire les armes confectionnées par Nemesis. ... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Sylvain Robert admire les armes confectionnées par Nemesis. 

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Voilà pourquoi l'atelier de création de costumes, d'armures et d'armes Nemesis a choisi Saint-Élie-de-Caxton pour s'établir et ouvrir sa boutique.

Fondé à Montréal, l'atelier Nemesis a très bonne réputation dans le milieu du tourisme d'expérience. Ses armes de caoutchouc, ses armures, ses cuirasses, ses costumes ou ses masques sont utilisés depuis plusieurs années lors des événements grandeur nature comme ceux du Duché de Bicolline.

Ce site de Saint-Mathieu-du-Parc aux nombreuses constructions médiévales et fantastiques accueille chaque été des milliers de passionnés d'immersion, notamment lors de la grande bataille.

«La Mauricie, c'est probablement au Québec la région qui promeut le plus le fantastique. Avec le spectacle Amos Daragon à la Cité de l'Énergie de Bryan Perro, Fred Pellerin avec sa traverse de lutins, Bicolline juste à côté et les bières de la Nouvelle-France qui organisent des événements médiévaux l'été, il y a beaucoup d'éléments qui nous rejoignent», affirme Ian Forand, le fondateur de l'entreprise avec sa conjointe Véronique Gauthier-Trudel.

«Il y a dix ans, lorsqu'on a commencé à sortir des épées à 200 $, on se faisait traiter de fou. Mais tout a changé. Ça devient la norme. Les gens mettent beaucoup d'argent sur leur costume.»

Le couple à l'origine de l'entreprise s'est associé avec Sébastien Simard et André Bélanger pour développer l'atelier et l'établir à Saint-Élie-de-Caxton.

Augmenter sa superficie pour accélérer la production afin de répondre à la demande toujours croissante devenait une nécessité pour l'entreprise.

Et le coût du loyer, près de quatre fois inférieur à Saint-Élie-de-Caxton que dans le quartier Saint-Henri à Montréal, était un argument de poids dans la décision de déménager l'atelier.

«Nous avons maintenant une salle de peinture beaucoup plus grande et efficace. Il s'agissait d'un frein pour la production lorsque nous étions à Montréal», explique M. Forand.

«Tout coûte plus cher en ville. Et la qualité de vie est moins bonne», ajoute le copropriétaire en avouant que les nombreux lacs séduisent un amateur de pêche comme lui.

Nemesis est une entreprise qui vend beaucoup à l'étranger. D'ailleurs, les exportations représentent plus de 50 % du chiffre d'affaires de l'atelier. Des produits de l'entreprise sont régulièrement exportés en Allemagne, en Belgique, en France, aux États-Unis, au Japon, en Australie ou en Nouvelle-Zélande.

«Ça ne change donc rien l'endroit où nous sommes situés», précise M. Forand. «Il n'y a que des avantages au déménagement. À moyen terme, nous devrions monter à sept employés.»

En plus de l'atelier et de la boutique de Saint-Élie-de-Caxton, Nemesis exploite toujours une boutique sur la rue Sainte-Catherine, à Montréal.

La qualité du travail de Nemesis est remarquable. Les épées, les costumes et les masques confectionnés par les artisans de l'entreprise sont dignes des plateaux de cinéma.

D'ailleurs, certains costumes et accessoires du film Turbo Kid ainsi que la production d'Amos Daragon à Shawinigan ont été confectionnés par Nemesis. De plus, l'entreprise vient d'expédier une commande de masques de loup pour une production de l'opéra d'Orlando, aux États-Unis.

Le fondateur du Duché de Bicolline, Olivier Renard, était présent jeudi soir lors de la grande ouverture de l'atelier de Nemesis. Il voit d'un très bon oeil l'arrivée de cette entreprise près des installations de Saint-Mathieu-du-Parc.

D'autant plus que dès cet été, les armes artisanales seront interdites lors de la grande bataille. Il s'agit d'une question de sécurité et d'authenticité. «Ce que Nemesis fait, c'est d'une qualité exceptionnelle. Leur travail est remarquable», avoue-t-il.

Cette qualité du travail est également reconnue par Hérôle, cette entreprise trifluvienne spécialisée dans les expériences d'immersion. Nemesis a d'ailleurs déjà confectionné des masques de zombies pour leurs projets. «Les artisans de Nemesis sont capables de tout réaliser. Nemesis c'est pour moi la combinaison du savoir-faire et de l'imaginaire», estime Éric Paul Parent, le dirigeant d'Hérôle.

Signe que la Mauricie se démarque comme une région de l'imaginaire, Hérôle investit près de 70 000 $ pour l'aménagement et la décoration d'une partie de l'ancienne imprimerie TR Offset à Trois-Rivières afin de créer le complexe Énigma. L'objectif est d'attirer 10 000 amateurs de sensations fortes par année.

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