Santé Canada: l'AFPC se rabat sur le budget fédéral

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En février 2015, François-Philippe Champagne (au centre) s'était déplacé au centre-ville de Shawinigan pour appuyer les employés du service de la rémunération de Santé Canada. Le syndicat souhaite que le dernier budget permettra de créer de nouveaux emplois dans la fonction publique fédérale à Shawinigan.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Même si le glas a sonné pour les employés du service de la rémunération de Santé Canada à Shawinigan, l'Alliance de la fonction publique veut sensibiliser le député de Saint-Maurice - Champlain, François-Philippe Champagne, à l'opportunité d'embaucher des agents au centre d'appel.

Normand Pelletier, conseiller syndical à l'AFPC, s'accroche à cet espoir à la suite de l'adoption du dernier budget fédéral.

En effet, le gouvernement libéral a annoncé des investissements de 73 millions de dollars sur deux ans, dans l'ensemble du pays, «pour améliorer l'accès aux centres d'appels de l'assurance-emploi». L'augmentation du nombre d'agents fait partie des stratégies avancées pour atteindre cet objectif.

«Au Québec, nous avons deux centres d'appels: un à Montréal et un au centre fiscal de Shawinigan», explique M. Pelletier.

«En 2016, on aimerait aller chercher une portion de l'argent qui a été mis dans ce ministère pour amener des emplois dans la région. Ce sont des salaires appréciables.»

Le porte-parole croit qu'il s'agirait d'un juste retour après avoir encaissé la fermeture du service de paye de Santé Canada à Shawinigan, le 31 mars. La mobilisation des employés et l'élection du Parti libéral n'ont finalement pas suffi pour renverser le plan des conservateurs, annoncé à l'automne 2014. Comme prévu, le service a été centralisé à Miramichi, au Nouveau-Brunswick.

Rencontré mardi à Shawinigan, M. Champagne reconnaissait que la pente était abrupte à remonter dans ce dossier lorsqu'il est arrivé en poste. Lors de la dernière campagne électorale, il avait promis de se battre pour conserver ces précieux emplois.

«Un dossier plus difficile, je dois l'admettre», convient-il. «Des gestes avaient été posés par l'ancien gouvernement et le nombre d'options que nous avons aujourd'hui est plus limité. Le système de paye a été centralisé à Miramichi et j'essaie de voir comment on peut préserver cette expertise. Les Canadiens s'attendent à ce qu'on retienne les compétences des gens qui ont travaillé pendant dix ou quinze ans dans ce domaine. Le ministère va voir de quelle façon ça peut se faire.»

Du côté syndical, l'AFPC n'est guère impressionnée par le système de paye Phénix mis en place à Miramichi. Les fonctionnaires fédéraux subissent les frais de ces ratés et la tendance ne fera que s'accentuer, croit M. Pelletier.

«Nous avons des employés qui n'ont pas été payés depuis six semaines», déplore-t-il. «Le temps supplémentaire n'est pas payé, les ajustements ne se font pas. Il y a trois phases dans ce programme et même si rien ne fonctionne, ça continue. Cette semaine, les employés de Service Canada et de l'Agence de revenu embarquent dans ce système, même s'il ne fonctionne pas. Ça va péter partout tantôt!»

En ce qui concerne les anciens employés du service de paye de Santé Canada à Shawinigan, deux ou trois d'entre eux sont assignés à d'autres tâches pour le moment. La majorité des 34 personnes qui avaient appris la mauvaise nouvelle en octobre 2014 ont été mises à pied ou ont pris leur retraite.

Centre fiscal

En ce qui concerne le Centre fiscal, M. Champagne s'était fermement engagé à garder ce service à Shawinigan et à débloquer les sommes nécessaires pour procéder à d'importants travaux de rénovation. Les dernières évaluations varient entre 50 et 60 millions de dollars.

«On s'attend à une visite de la ministre du Revenu national dans le comté», raconte le député. «C'est un dossier que je travaille de façon prioritaire. Dans le dernier budget, nous avons parlé de la rénovation des infrastructures fédérales à travers le pays. J'en ai donc parlé à ma collègue Diane Lebouthillier et nous planifions une visite au cours des prochains mois.»

M. Pelletier accueille favorablement cette intention, mais il tempère son enthousiasme jusqu'à ce qu'il obtienne une confirmation.

«L'AFPC s'est déplacée en Gaspésie pour rencontrer la ministre», raconte-t-il. «Ça a pris un mois et demi pour réussir à avoir une rencontre d'une demi-heure dans son bureau!»

«Par contre, on a tourné en rond avec les conservateurs pendant cinq ans», ajoute M. Pelletier. «Je ne m'attends donc pas à ce que M. Champagne règle tout en quelques mois! On voit que ça bouge, que c'est sur la bonne voie. Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, propriétaire de l'immeuble, se promène, fait des estimations. Le processus est reparti.»

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