Rien n'arrête Michel Beaudoin

Michel Beaudoin traversera le Canada à vélo après... (Archives, Le Nouvelliste)

Agrandir

Michel Beaudoin traversera le Canada à vélo après avoir surmonté un grave accident.

Archives, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Définitivement, rien ne pourra jamais arrêter Michel Beaudoin. Le policier à la retraite de Gentilly, qui a tenté à deux reprises de terminer son périple lui faisant traverser à vélo les 22 000 km séparant l'Alaska de la Terre de Feu, au bout de l'Amérique du Sud, vient de reprendre la route pour un nouveau défi qui lui fera parcourir le Canada au grand complet, aller-retour.

Le 5 avril dernier Michel Beaudoin se trouvait... - image 1.0

Agrandir

Le 5 avril dernier Michel Beaudoin se trouvait à Rimouski. Depuis, il a franchi la distance qui sépare Gentilly de Terre-Neuve, et continue sa route qui le mènera d'un bout à l'autre du Canada jusqu'en septembre.

«Je suis parti à vélo de ma cour à Gentilly, et j'ai bien l'intention de rentrer dans ma cour avec mon vélo cet automne», résume-t-il. Joint par téléphone la semaine dernière, alors qu'il se trouvait sur un bateau qui le menait tranquillement vers Terre-Neuve, Michel Beaudoin ne cache pas qu'il n'a jamais eu l'intention d'arrêter ses projets de voyage à vélo, et ce, même si le sort s'est acharné sur lui à deux reprises.

On se souviendra qu'en novembre 2011, alors qu'il traversait le Pérou au cours de son grand périple, une collision avec un autobus est venue contrecarrer ses plans et a bien failli lui coûter beaucoup plus cher que son rêve. Un traumatisme crânien l'aura forcé à entreprendre une rééducation au centre Interval.

En novembre 2013, il reprenait la route avec son compagnon Gilles Audette, pour reprendre là où il l'avait laissée. Mais alors que les deux hommes traversaient le Chili, un camion a bifurqué de sa voie et est venu percuter M. Audette par l'arrière, le laissant avec quelques blessures et une bonne frousse.

Y voyant un message que la vie lui envoyait, Michel Beaudoin a choisi de rentrer au bercail, et d'accrocher pour de bon son vélo. Du moins, c'est ce qu'on croyait...

«Je suis fait de même. Je ne pourrai jamais m'arrêter. J'ai 70 ans, deux hanches en titane. Je suis un fou, mais je suis un bon fou», lance-t-il, en riant.

Le 1er avril dernier, il a quitté sa résidence de Gentilly avec sa bicyclette à 7 h du matin. Il a roulé en direction du Nouveau-Brunswick, et a ensuite traversé la Nouvelle-Écosse. La semaine dernière, il traversait vers Terre-Neuve et devrait atteindre le village de Sainte-Barbe au cours des prochains jours.

Il retraversera ensuite jusqu'à Blanc-Sablon, puis en direction du Labrador pour revenir vers Manic 5 et Tadoussac. Une fois revenu le long du fleuve Saint-Laurent, il roulera ainsi jusqu'en Colombie-Britannique, où il traversera également sur l'île de Vancouver. Une fois ce périple complété, il reviendra sur ses pas et traversera de nouveau le Canada pour revenir dans sa cour, à Gentilly, quelque part en septembre.

Sur son vélo, il a bien attaché sa tente, qu'il n'a pas encore déployée car il a jusqu'ici trouvé à se loger dans des hôtels, des gîtes, ou encore chez des amis ou des gens qu'il rencontre sur la route.

Souvent, il casse la croûte dans de petits restaurants, d'autres fois il se fait inviter à manger.

Sa tente et quelque sachets de nourriture déshydratée, il garde tout ça pour le Labrador, où il se doute bien que les possibilités de ravitaillement et de petit repos hospitalier seront plus rares.

«C'est un exercice physique, mais surtout mental. Ce que je constate depuis quelques jours et que je n'avais pas imaginé à ce point, c'est la force du vent. Dans les Maritimes, quand il souffle de face, c'est vraiment très difficile. Mais je ne me décourage pas, je vais finir par l'avoir dans le dos», lance-t-il.

Ce périple de 16 000 km ne sera toutefois pas son plus long à ce jour, lui qui avait quand même franchi 18 000 des 22 000 kilomètres sur sa route des Amériques.

Mais fidèle à son habitude, il en fait un résumé quotidien sur le blogue qu'il tient depuis le début de ses aventures.

«Je vis d'aventure et de dopamine. Je ne peux pas arrêter de vieillir, mais je peux éviter de devenir vieux. Dans ma tête, j'ai toujours 38 ans», confie-t-il.

«Je suis fait de même. Je ne pourrai jamais m'arrêter. J'ai 70 ans, deux hanches en titane. Je suis un fou, mais je suis un bon fou»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer