Trois-Rivières, cible d'un attentat... simulé

Les réservistes de la 55e Ambulance de campagne... (Olivier Croteau)

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Les réservistes de la 55e Ambulance de campagne ont dû prendre en charge près d'une vingtaine de blessés. Ils devaient effectuer un triage de la scène selon la gravité des blessures.

Olivier Croteau

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Des morts et des blessés. Le bilan de cet attentat est plutôt lourd. Heureusement, tout ce scénario n'est que fiction. C'est le Centre de simulation médicale et tactique de l'est (CSMTE) qui avait mis en place cet attentat simulé afin de vérifier les compétences d'une dizaine de réservistes des Forces Armées Canadiennes.

Les réservistes de la 55e Ambulance de campagne ont dû faire face à des scènes troublantes et à des victimes sous le choc. Cette simulation visait à confirmer leur capacité à soutenir les autorités civiles et à assurer une cohésion avec les services d'urgence dans un contexte de blessés multiples. Les participants ont reçu plusieurs formations cette année les préparant à réagir correctement au point de vue médical, traumatique et psychologique.

Tout avait été planifié pour être le plus réaliste possible. Des maquilleurs professionnels étaient en charge de créer de fausses blessures aux comédiens. «Aujourd'hui (samedi), on a eu une formation de haut niveau dû au fait de la qualité des différents maquillages sur les acteurs et du matériel utilisé pour les effets spéciaux», confirme Jonathan Radzvicia, directeur adjoint au CSMTE et responsable du développement et du marketing.

Les militaires ont pu mettre en pratique leurs... (Olivier Croteau) - image 2.0

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Les militaires ont pu mettre en pratique leurs apprentissages en faisant face à des scènes troublantes et à des victimes sous le choc. 

Olivier Croteau

Dès la première détonation, la dizaine de réservistes s'est élancée dans ce stationnement public aux allures apocalyptiques en ne sachant pas sur quelles scènes ils allaient tomber. Des membres arrachés, des corps calcinés, des plaies ouvertes: rien n'avait été laissé au hasard afin que les réservistes soient immédiatement plongés dans l'action. Tout de suite, un groupe de militaires en formation a sécurisé les lieux pendant que d'autres ont pris en charge les blessés afin de les placer en sécurité au cas où un second engin exploserait.

L'adjudant Sylvain Francoeur était en charge d'évaluer les faits et gestes de la dizaine de réservistes. Il a été très satisfait de la façon dont ils se sont comportés lors de ce déploiement fictif. «Dans des situations comme ça, c'est toujours le chaos. Ce qu'on fait, c'est gérer le chaos. On s'attend à ce que dans les premières minutes, ce soit difficile à contrôler», mentionne-t-il. 

«C'est très formateur. Il y aura toujours des erreurs parce qu'il n'y a pas deux situations pareilles. C'est une très bonne situation d'apprentissage pour eux. Je suis très satisfait», assure-t-il.

Jonathan Radzvicia ne cache pas que les récents évènements à Paris et à Bruxelles ont motivé les autorités à préparer leurs troupes à faire face à de tels évènements. «Aujourd'hui, c'est une scène d'attentat dans un lieu public qui, malheureusement, n'a pas été déjoué. On a une panoplie de blessés et les intervenants devront faire un triage de la scène». 

Le Centre de simulation médicale et tactique de l'est a été fondé en mai 2015 et accueille différents groupes d'intervenants en leur offrant des simulations réelles ou virtuelles dans un environnement contrôlé.

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