L'abolition du poste de bibliothécaire dérange à La Tuque

La bibliothèque municipale n'a plus de bibliothécaire depuis... (Audrey Tremblay)

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La bibliothèque municipale n'a plus de bibliothécaire depuis le début du mois d'avril.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) La décision des élus de La Tuque d'abolir le poste de bibliothécaire a fait sursauter les habitués de la bibliothèque. Ils se sont présentés nombreux lors de la dernière assemblée du conseil de ville pour manifester leur désaccord. Des membres du club de lecture ont même fait parvenir une lettre aux dirigeants de la Ville.

Une quinzaine de membres des clubs de lecture et d'écriture de la bibliothèque municipale ont demandé le maintien du poste de bibliothécaire.

«Si vous avez de bons musiciens, mais que vous n'avez pas de chef d'orchestre, ça ne vaut pas grand-chose. Pour nous, M. Michaud était le chef d'orchestre de tout ce qui se passe à la bibliothèque municipale», a mentionné Ginette Scarpino.

Cette dernière est une des signataires de la lettre qui a été envoyée aux élus de la Ville. Une lettre intitulée «Où s'en va notre culture livresque», dans laquelle on explique la déception, l'inquiétude, mais surtout les réalisations et l'importance du bibliothécaire.

«Alain Michaud, c'est 25 années de passion, d'amour, d'implication et d'intégrité. [...] Tellement désolée que nos élus soient méconnaissants de tous ces investissements. Tellement peinée que tout ce travail soit balayé sous le tapis et que désormais les efforts octroyés au succès et à la réussite littéraire et livresque périclitent. À vous nos élus, savez-vous ce que nous perdons? J'en doute», peut-on lire dans la lettre.

Rappelons qu'au début du mois, la Ville de La Tuque a aboli quatre postes au sein du personnel-cadre de la municipalité, dont le poste de bibliothécaire. Mme Scarpino a également reproché à la Ville sa façon de prendre cette décision.

«Nous trouvons ça vraiment spécial que ce soit des cadres qui évaluent d'autres cadres. Il y a quelque chose qui ne marche pas. Un cadre de l'hôtel de ville qui évalue le bibliothécaire», a-t-elle dénoncé.

«Pourquoi est-ce qu'on n'a pas donné le mandat à une firme complètement indépendante, il me semble que ç'aurait été plus équitable pour tout le monde», a ajouté Ginette Scarpino.

La Ville a toutefois mentionné qu'il était impossible de revenir sur la décision et qu'il était préférable de regarder en avant plutôt qu'en arrière.

«Ce n'est pas une question de compétences. Il fallait couper des postes sans trop affecter les services à la population. On n'avait pas le choix», a affirmé le maire de La Tuque, Normand Beaudoin.

Le maire a expliqué à nouveau que la Ville pourrait faire des économies de 1,5 million $ en 5 ans.

L'auteure Francine Brunet s'est aussi adressée au conseil municipal concernant l'abolition du poste de bibliothécaire. Elle a, entre autres, demandé aux élus de quelle façon ils prévoyaient faire en sorte que les services soient encore les mêmes.

Le directeur général de la Ville a expliqué que les tâches du bibliothécaire seraient redistribuées et qu'il n'y aurait pas de diminution de service.

«Il n'y aura pas de rupture de services. L'ensemble des ateliers et des activités qu'il y avait à la bibliothèque vont être maintenus. On est en train de regarder de quelle façon on va organiser l'ensemble des tâches. On a certaines idées et alternatives déjà sur la table. D'ici la mi-mai, on va être en mesure d'être autant fonctionnel, mais de façon différente», a souligné Marco Lethiecq.

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