Moisson Mauricie: plus de 61 000 kg supplémentaires récoltés en six mois

Jean-Guy Doucet est le président du conseil d'administration... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Jean-Guy Doucet est le président du conseil d'administration de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La récolte de denrées périssables provenant de l'entente signée entre les grandes bannières des supermarchés et Moisson Mauricie-Centre-du-Mauricie est de plus en plus abondante.

Six mois après le lancement de ce projet de partenariat, Moisson Mauricie a amassé plus de 61 000 kilogrammes supplémentaires à sa collecte habituelle qui tourne autour de deux millions de kilos de denrées par année.

Début février, l'organisme annonçait que 22 631 kg de viandes et autres produits périssables avaient été amassés depuis le lancement du programme de récupération dans les supermarchés à la fin octobre 2015. Le volume de denrées a presque triplé au cours des trois derniers mois.

«On était rendu à 37 000 kg à la fin de février. Les dernières données sont de 61 000 kg en date du 30 mars. Ça fonctionne très bien», se réjouit Jean-Guy Doucet, président du conseil d'administration de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec.

Trois épiceries faisaient affaire avec l'organisme durant les premiers mois de l'entente. Ce nombre a grimpé à sept et on espère aller chercher encore plus de partenaires parmi la cinquantaine de supermarchés répartis sur le territoire de ces deux régions.

Mais l'organisme préfère y aller graduellement, question de bien gérer les stocks en lien avec la collecte des denrées, le tri des produits une fois rendus dans les locaux de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec, etc.

«On a une très bonne collaboration des épiceries. On reçoit beaucoup de viandes et des produits périssables qui arrivent congelés et qu'on redonne aux organismes capables de les faire cuire. Il faut que la viande soit traitée correctement.

Avec un organisme d'aide qui a un service alimentaire, on est pas mal plus sûr que ce soit traité correctement, car si on donne de la viande congelée à des personnes et qu'elles sont un peu négligentes, il y a un risque d'empoisonnement.

Il y a des conditions de salubrité à respecter. Ce sont des conditions des bannières et de Moisson Mauricie», mentionne M. Doucet, en ajoutant que Moisson Mauricie-Centre-du-Québec réfléchit présentement à des façons de faire pour assurer le don sécuritaire de viandes directement aux gens dans le besoin.

Les tablées populaires sont donc les premières à profiter de cette arrivée de viandes. Et elles n'ont pas que du boeuf haché à préparer pour les nombreux bénéficiaires.

«On a du filet mignon, du poulet, du poisson, des pattes de crabe, énumère le président. C'est vraiment varié. J'ai rencontré une dame dans la soixantaine qui me racontait que c'était la première fois qu'elle mangeait du veau, car c'est une viande qui coûte cher. Ça nous réchauffe le coeur pour le bénévolat qu'on fait.»

Quelque 200 dîneurs par jour fréquentent la tablée populaire des Artisans de la paix. L'arrivée de viandes de toutes sortes a une incidence positive autant sur les finances de l'organisme en cette période de hausse constante des prix des aliments que sur la variété de mets à offrir aux gens dans le besoin.

«En février 2015, le budget pour l'achat de produits alimentaires a été de 2737 $. En février 2016, le même budget a été de 1038 $. On pense économiser environ 15 000 $ par année. Ça nous donne de l'air pour notre budget. Et on a plus de variété. On peut préparer toutes sortes de menus», explique le directeur général de l'organisme, Robert Tardif.

Ce dernier est également membre du conseil d'administration de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec. Il souhaite vivement que ce projet de récupération de denrées dure plusieurs années, ce qui est aussi le but visé par Moisson Mauricie-Centre-du-Québec.

«On a un objectif d'aller chercher un million de kg de denrées de plus par année et c'est encore envisageable, note M. Doucet. C'est juste une question d'organisation. Et ça prend la participation des épiceries, mais les épiciers sont heureux de contribuer à une cause sociale.

Et ils évitent de payer pour envoyer des denrées dans des sites d'enfouissement. C'est une bonne façon d'éviter le gaspillage alimentaire et on évite l'enfouissement des produits. Nourrir du monde, c'est quand même mieux.»

La grande collecte du printemps débute mercredi

La collecte printanière de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec débute mercredi.

L'organisme a l'objectif d'amasser 4500 kg de denrées non périssables et 32 000 $ d'ici dimanche grâce aux dons récoltés par une armée de plus de 200 bénévoles répartis dans 29 marchés d'alimentation de la région.

Selon les données de 2014-2015, 18 800 personnes ont recours à de l'aide alimentaire chaque mois. La tendance à la hausse observée depuis quelques années devrait se poursuivre en 2015-2016.

Les données de la dernière année d'activités de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec seront connues cet automne.

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