La victoire sur le cancer

Mathieu Basche et sa mère Pascale Chamberland peuvent... (Andréanne Lemire)

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Mathieu Basche et sa mère Pascale Chamberland peuvent maintenant tourner la page sur ces deux années éprouvantes. Cette dernière assure que la famille est plus unie que jamais depuis cette épreuve.

Andréanne Lemire

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les deux dernières années n'ont pas été de tout repos pour Mathieu Basche. Son moral d'acier et son positivisme lui ont permis de venir à bout de 99 semaines de traitements pour contrer une leucémie. La famille du jeune garçon de 12 ans a voulu célébrer en grand la fin de cette séquence qui leur a semblé interminable.

C'est au Mini-Puck de Trois-Rivières que la mère de Mathieu Basche avait convié les gens dans le plus grand secret. Alors qu'elle espérait que 80 personnes participent à l'évènement, ils ont plutôt été 200 à se pointer pour célébrer cette grande victoire sur le cancer et remettre des fonds à Leucan Mauricie-et-Centre-du-Québec.

La journée avait été organisée de façon à ce que trois groupes se succèdent pour jouer. «Au début, il y avait tous mes amis, pleins d'amis. Après ça a été des amis de hockey et après des amis de travail à maman», énumère Mathieu Basche.

À la fin de cette journée riche en émotions, on lui a remis le trophée gagné lors d'un tournoi avec son équipe, les Alouettes de Trois-Rivières-Ouest. Mathieu Basche en est d'ailleurs le capitaine. Ce sont ses coéquipiers qui l'ont élu à ce poste. S'il ne sait pas trop ce qui lui a valu ce titre, sa mère, Pascale Chamberland, lui souffle la réponse. «C'est son positivisme, c'est un enfant qui est capable de rallier les troupes. Il a beaucoup de leadership», constate-t-elle.

C'est en février 2014 que le diagnostic est tombé: leucémie lymphome lymphoblastique. Dès lors, les traitements ont commencé et les allers-retours entre Trois-Rivières et Québec se sont succédé sans interruption pendant plus d'un an et demi. Le plus difficile dans cette longue épreuve? «De garder le moral», répond sans hésitation Mathieu Basche. «Chaque semaine, on s'accrochait en se disant qu'il y en avait une autre de faite. C'est 99 semaines où on a passé à travers une journée à la fois, une semaine à la fois», ajoute sa mère.

Le 8 avril, il a reçu son ultime traitement. Jeudi dernier, ils ont pu, pour la première fois depuis très longtemps, prendre leur petit-déjeuner tranquillement. Un moment presque surréel pour la mère et le fils. «Habituellement le jeudi matin, on allait toujours prendre une prise de sang avant qu'il aille à l'école. Cette semaine, on déjeunait tranquillement. À un moment donné, on s'est regardé et on s'est souri. On était zen. Ça faisait un an et demi qu'on courait», souffle la professeure d'éducation physique au Cégep de Trois-Rivières.

Comment a-t-il réussi à passer à travers ce marathon de traitements? Il l'ignore. «Le sport peut-être», ajoute Mathieu Basche après réflexion. Il a toutefois dû arrêter de jouer au hockey pendant près d'un an. Un moment très difficile pour lui puisqu'il ne pouvait plus pratiquer l'activité qui le faisait sentir comme tous les autres enfants.

Puis en janvier 2015, il a manifesté son envie de retourner sur la glace. «Les médecins n'étaient pas trop chaud à l'idée qu'il recommence à jouer au hockey. La chimiothérapie, ça fragilise les os, ça favorise l'ostéoporose», précise sa mère.

«Je leur ai dit que s'ils l'empêchaient de jouer au hockey, il allait déprimer. On a réussi à l'intégrer dans une équipe. Son moral est tout de suite remonté.» Son retour sur la patinoire a toutefois été ardu. «Quand il a recommencé à aller sur la glace, il tombait et il avait de la misère à se relever. Pour descendre la petite marche pour aller sur la glace, les coachs devaient l'aider. Il avait zéro force. Ça faisait dix mois qu'il était alité», explique Pascale Chamberland.

Même si ce retour au jeu n'a pas été facile, le plaisir de jouer l'a emporté sur sa faiblesse musculaire. «En fait, je ne m'en rendais pas trop compte, j'avais juste du fun à jouer», mentionne le principal intéressé.

La suite des choses: une batterie de tests au mois de mai afin de s'assurer que tout est bien terminé. Pour la mère et le fils, le plus dur est passé. «Dans ma tête, j'avais un but et c'était d'arriver au dernier traitement», affirme Mme Chamberland.

«Maintenant qu'on a atteint l'objectif, je ne sais pas ce qui va arriver. C'est quoi notre avenir dans les prochaines années, je ne sais pas. Mon enfant a fini ses traitements, dans ma tête à moi c'est réglé», ajoute-t-elle. «C'est derrière moi, il n'y en a plus», assure quant à lui Mathieu Basche avec conviction.

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