Salle comble pour Céline à Trois-Rivières

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Plus d'une centaine de personnes se sont massées près de la salle J.-Antonio-Thompson samedi afin de mettre la main sur les précieux billets.

Andréanne Lemire

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La vente de billets pour le spectacle de Céline Dion à l'Amphithéâtre Cogeco le 30 août prochain a connu plusieurs péripéties. Les 9000 billets disponibles ont finalement tous trouvé preneur, mais à un rythme beaucoup plus lent que prévu. C'est que deux ralentissements majeurs ont paralysé le système d'achat de billet en ligne, empêchant plusieurs admirateurs de la diva de se procurer des billets.

Dès 11 h samedi matin, la billetterie virtuelle ainsi que celle de la salle J.-Antonio-Thompson se sont ouvertes simultanément. Ceux qui avaient patiemment fait la file à l'extérieur, certains pendant plus de 12 heures, ont rapidement pu se procurer des billets. Les amateurs qui tentaient quant à eux d'acheter des billets en ligne se sont butés à un système fonctionnant au ralenti.

C'est le serveur de la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières qui a connu des ratés. Même si l'afflux important d'acheteurs était planifié, il semble que l'affluence ait été plus considérable que prévu. 

Uniquement sur le site web de l'Amphithéâtre Cogeco, plus de 45 000 personnes y ont transité pour tenter de se procurer un billet. Ces chiffres ne tiennent pas compte des autres sites de vente.

Malgré le ralentissement, plusieurs transactions ont été effectuées en ligne, mais celles-ci se déroulaient au compte-gouttes. «Pour notre système de billetterie, on a pris les précautions nécessaires pour pouvoir répondre à une demande importante. Manifestement, malgré toutes les précautions, ce qu'on s'est rendu compte ce matin (samedi), c'est que notre serveur de billetterie a connu des ralentissements importants et n'a pas pu faire face à l'afflux de demandes qu'on a eues», explique la directrice générale de la Corporation de développement culturel, Nancy Kukovica. «Le serveur qu'on a ne répond pas à ce type de demande.»

Nancy Kukovica, directrice générale de la Corporation de... (Andréanne Lemire) - image 4.0

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Nancy Kukovica, directrice générale de la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières, et Steve Dubé, directeur général de la Corporation de l'Amphithéâtre, ont convoqué la presse samedi après-midi afin de faire le point sur cette vente de billets plutôt mouvementée.

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Aucune mesure ne sera prise pour accommoder les gens puisque, selon Mme Kukovica, «tous les gens qui étaient en ligne n'auraient probablement même pas eu accès à des billets». Elle tenait toutefois à présenter ses excuses à la population. «On s'excuse des inconvénients que ça a occasionnés. Les gens avaient de grandes attentes. Je ne vous cache pas qu'on est déçu de la situation. Ce n'est pas une situation qui nous enchante», avoue Mme Kukovica. «On va refaire la chaîne pour savoir ce qui s'est passé pour ne plus jamais que ça arrive», assure-t-elle. Ce n'est que vers le milieu de l'après-midi samedi que la vente en ligne a repris son cours normal.

Steve Dubé, directeur général de la Corporation de l'Amphithéâtre, était lui aussi déçu de la tournure des évènements. «Évidemment, on ne s'attendait pas à ça. On est content que l'évènement soit complet, mais on ne peut pas nier que ça ne s'est pas passé comme on le souhaitait. On comprend qu'il y ait des gens qui soient déçus», reconnaît-il. 

Même si certaines mesures avaient été prises pour éviter la revente de billets, certains sites offraient des sièges à plus de 600 $. Une situation que dénonce le directeur général. «Les gens qui font ça dans le cadre d'un évènement-bénéfice, je ne suis pas du tout d'accord avec ça. C'est quelque chose qu'on ne peut pas contrôler», laisse tomber Steve Dubé.

Pour l'instant, la possibilité d'une supplémentaire ou d'une retransmission du spectacle en direct ailleurs à Trois-Rivières n'a pas été abordée.

Nancy Garceau a été une des premières à... (Andréanne Lemire) - image 5.0

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Nancy Garceau a été une des premières à se procurer des billets pour ce spectacle unique en Mauricie. Pour cela, elle a passé la nuit devant la salle J.-Antonio-Thompson à attendre l'ouverture des guichets à 11 h samedi matin.

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Déception et cris de joie

Face aux difficultés informatiques, quelques-uns ont troqué leur écran pour venir faire la file devant la salle J.-Antonio-Thompson. Stéphanie Côté est partie en trombe de Trois-Rivières-Ouest en espérant mettre la main sur un billet. Depuis 10 h 45, elle tentait tant bien que mal d'obtenir des sièges via la vente en ligne. 

«Rien ne fonctionnait. J'étais chez nous, je capotais. Le téléphone était hors service et chaque fois qu'on était près d'avoir des billets, ça plantait. Je me suis dit qu'il fallait que j'aille faire la file», raconte-t-elle.

Âgée de 85 ans, Angèle Newberry a attendu... (Andréanne Lemire) - image 6.0

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Âgée de 85 ans, Angèle Newberry a attendu toute la nuit afin de mettre la main sur un billet du spectacle Céline pour les enfants. Elle était très émue quand elle a reçu son billet et ne regrette pas sa nuit passée à la belle étoile.

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Pour d'autres qui ont veillé au grain toute la nuit, la patience a été récompensée. Dès 11 h 05, les premiers détenteurs de billets sont sortis tout sourire de la billetterie. Nancy Garceau a poussé un cri de joie. La nuit avait été longue. Depuis 18 h vendredi, elle attendait patiemment d'obtenir des billets pour le spectacle du 30 août. «On est passé à travers. J'ai eu les billets que je voulais», se réjouit-elle.

Julie Despins est quant à elle arrivée à minuit. Malgré la température qui a chuté, elle affirme avoir passé une très belle nuit. «C'était une nuit un peu froide, mais en bonne compagnie et avec une belle ambiance».

Pour les irréductibles qui ont passé la nuit à la belle étoile, c'est la peur que des problèmes informatiques surviennent qui les a motivés. Il semble que dans ce cas-ci, ils aient vu juste.

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