Meilleur salaire demandé dans les résidences pour aînés

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Une manifestation a eu lieu vendredi midi devant la résidence Jean-XXIII.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Des employés de trois résidences pour personnes âgées de Trois-Rivières ont manifesté vendredi midi afin de réclamer de leurs employeurs de meilleures conditions salariales.

Le Syndicat québécois des employées et des employés de service (FTQ) a mené cette protestation à travers le Québec, alors que des employés d'une cinquantaine de résidences ont pris part à la manifestation. Le but de l'exercice? Convaincre les propriétaires de résidences pour aînés d'accorder un salaire minimal de 15 $ l'heure à leurs employés.

«C'est pour avoir la reconnaissance de notre travail. On prend soin de nos aînés 24 heures sur 24. On met de la pression sur les employeurs afin d'arriver à nos revendications», mentionne Linda Michaud, conseillère syndicale.

Selon le syndicat, le salaire moyen d'un employé dans une résidence pour aînés est de 12,50 $ l'heure. Les employés doivent en faire toujours plus, selon Mme Michaud. Voilà pourquoi le réajustement salarial doit être réalisé.

Les employés des résidences Jean-XXIII, Valéo Jean-XXIII et le Saint-Laurent sont toutes situées à Trois-Rivières. Quelque 160 personnes y travaillent. Les syndiqués ont vu leur dernière convention collective prendre fin en décembre 2015. Les moyens de pression ont commencé avec le port de gilets et de macarons. Le syndicat commence à obtenir des mandats de grève parmi ses membres, ce qui est le cas dans la région.

«L'employeur doit comprendre qu'on est sérieux dans nos revendications, affirme la conseillère syndicale. Dépendamment des négociations, le but est de commencer avec une journée de grève, puis deux. Mais dans les résidences privées, on doit respecter la loi des services essentiels. On ne laissera pas les résidents sans soins.»

Selon Mme Michaud, certains employeurs démontreraient une ouverture à augmenter le salaire de leurs employés. D'autres feraient le tour de leurs résidents pour les informer qu'ils n'auront pas le choix de hausser le prix de location afin de faire face aux demandes salariales des syndiqués.

Selon Linda Michaud, les employeurs ne peuvent grimper les prix de façon exponentielle.

«Le prix de location des résidences est régi, les résidences doivent respecter des hausses maximales d'augmentation, comme pour un bail dans un logement.»

Des séances de négociations sont à l'horaire de la semaine prochaine.

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