Spectacle de Céline Dion: récolter les fruits de la culture

Le bassiste Marc Langis, originaire de Cap-de-la-Madeleine, a... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Le bassiste Marc Langis, originaire de Cap-de-la-Madeleine, a partagé la scène avec Céline Dion pendant 20 ans.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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(Trois-Rivières) Si Trois-Rivières peut aujourd'hui se vanter d'avoir réussi à attirer Céline Dion le temps d'un concert, c'est grâce aux nombreux investissements et aux efforts mis en place pour soutenir la culture et la faire grandir.

C'est du moins l'opinion de Marc Langis, Trifluvien d'origine qui a été bassiste pour Céline Dion pendant tout près de 20 ans.

Appelé à commenter la venue de Céline dans sa ville natale, celui qui est maintenant directeur du Conservatoire de musique de l'Outaouais a semblé impressionné par tous les efforts qui ont été déployés en culture à Trois-Rivières dans les dernières années, et croit que les choix qui ont été faits durant cette période rapportent amplement aujourd'hui, avec la venue de la star.

Marc Langis est né et a grandi à Cap-de-la-Madeleine. C'est d'ailleurs dans la région qu'il a fait ses premiers pas en musique, notamment au sein de la Maîtrise du Cap. En 1995, il a joint l'équipe de Céline Dion comme bassiste, et a suivi la star pendant 20 ans dans ses tournées à travers le monde ainsi qu'à Las Vegas. «Quand j'étais jeune, je me souviens qu'à Trois-Rivières, c'était un peu désoeuvré. Je regarde ça aujourd'hui et ça a tellement changé. Il y a une vie culturelle extraordinaire, de beaux artistes, de bons musiciens, des festivals de musique, de poésie, l'Orchestre symphonique, un conservatoire en bonne santé. Trois-Rivières a fait des bons choix, les élus ont compris que la culture était importante et qu'il fallait la soutenir», constate Marc Langis.

Selon lui, le passage de Céline cet été à Trois-Rivières parle très fort sur la qualité des investissements qui ont été réalisés à Trois-Rivières. «Ça veut dire que les choix ont porté fruits. C'est tout à l'honneur de Trois-Rivières, et je crois que bien des élus au Québec devraient prendre exemple sur ces décisions. Ce sont des choix qui deviennent très payants à long terme et vous en avez la preuve aujourd'hui», soutient-il.

Si Marc Langis ne croyait pas possible un jour que Céline puisse se produire dans sa ville natale, il se dit peu surpris de voir qu'elle ait accepté l'invitation pour tenir un concert-bénéfice. «Je trouve ça très sympathique, très cool. C'est bien connu qu'elle est généreuse. René l'était aussi. Ce sont des gens qui ont posé toutes sortes d'actions dans l'ombre, qui n'ont pas forcément cherché à s'exposer pour se faire du crédit là-dessus. Ils ont toujours considéré que le succès leur donnait également une responsabilité sociale, et ça ne me surprend pas du tout de Céline d'avoir accepté de le faire pour sa fondation», confie M. Langis.

Les installations trifluviennes ont sans doute contribué à ce que l'équipe de Céline Dion accepte l'invitation de l'Amphithéâtre Cogeco, ajoute Marc Langis. «Un amphithéâtre de 9000 places, ce n'est pas comme les plaines d'Abraham, ce n'est pas la même exigence au niveau technique. Ça n'est pas un très gros défi pour eux et ça rend la chose plus facile», constate-t-il.

Mais à 9000 places, Marc Langis croit que ceux qui mettront la main sur un billet pourront se compter très chanceux. «Ça va partir vite», lance-t-il en éclatant de rire.

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