Immatriculation des armes à feu: la santé publique en faveur

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Isabelle Goupil-Sormany

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(Trois-Rivières) Alors que le registre canadien des armes d'épaule a été relayé aux oubliettes par les conservateurs, les directeurs de santé publique du Québec sont en faveur de l'immatriculation des armes à feu et appuient le projet de loi 64 du gouvernement québécois.

«L'instauration d'un registre québécois des armes d'épaule contribue à réduire le nombre de suicides et d'homicides et améliore la qualité de nos interventions cliniques dans les établissements de santé et de services sociaux», affirme d'emblée dans un communiqué la directrice de santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, Dre Isabelle Goupil-Sormany, qui prenait la parole au nom de ses homologues des autres régions.

Cette position est basée, affirment les directeurs de santé publique du Québec, sur la littérature scientifique sur le sujet. Celle-ci démontre, selon eux, que les mesures de contrôle des armes à feu permettent de sauver des vies. «Au Québec, les suicides sont de loin la première cause de décès par arme à feu, représentant 80,4 % de ces décès», indiquent les directeurs de santé publique.

«Dans la majorité des cas, ces suicides sont commis au domicile de la victime, à l'aide d'armes d'épaule. Les armes d'épaule sont également en cause dans une proportion importante des homicides à domicile, en particulier dans le cas d'homicides intrafamiliaux.»

Par ailleurs, les directeurs de santé publique rappellent que dans la plupart des cas, ces homicides et suicides sont commis par des personnes qui n'ont aucun antécédent criminel.

C'est donc pour tenter de prévenir ces homicides et ces suicides qu'ils plaident pour un contrôle de l'accessibilité aux armes à feu. Cela dit, ils sont conscients qu'il importe également d'agir en amont par le dépistage et le traitement des personnes dépressives ou susceptibles de présenter un état de crise.

En terminant, la santé publique souhaite que Québec amende le projet de loi 64 afin d'y inclure l'obligation d'un vendeur d'armes à feu de vérifier la validité du permis du client. Les directeurs de santé publique militent pour qu'une procédure systématique de vérification de la validité du permis soit adoptée.

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