Eaux usées au lac à la Tortue: «Il faut qu'on fasse avancer ce projet»

La députée de Laviolette Julie Boulet a réitéré... (Sylvain Mayer)

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La députée de Laviolette Julie Boulet a réitéré son accord pour que soit réglé le projet d'assainissement des eaux usées au lac à la Tortue.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le degré de préparation pour la réalisation du projet d'assainissement des eaux usées au lac à la Tortue laisse entrevoir des chances de succès un peu plus enviables que lors de la grande annonce du 11 décembre 2007, lorsque la désormais célèbre Nathalie Normandeau était débarquée à Shawinigan avec une aide financière surprise de 14,3 millions de dollars sur un projet alors évalué à 17,6 millions $.

Maintenant que les citoyens de Shawinigan et d'Hérouxville ont donné leur approbation au projet, tous les obstacles semblent levés pour l'apparition tant attendue du fameux réseau d'égout.

Mardi matin, en marge de la conférence d'information sur Nemaska Lithium, la députée de Laviolette et ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, ne semblait pas encore au courant du résultat du registre consultatif organisé dimanche et lundi. Rappelons que 117 riverains du secteur Lac-à-la-Tortue et 16 autres d'Hérouxville ont manifesté leur opposition à la réalisation de ce projet.

Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, s'attend à ce que le gouvernement accueille favorablement l'appui exprimé par les principaux concernés. La majorité à atteindre pour remettre du sable dans l'engrenage du projet avait été établie à 505 personnes à Shawinigan et à 120 à Hérouxville.

L'appui populaire pave la voie à un investissement de 40,2 millions $, qui sera réalisé grâce à une contribution de 26,8 millions $ de Québec et d'Ottawa. Malgré l'ampleur de cette aide financière, le gouvernement provincial était uniquement représenté par le député de Saint-Maurice lors de l'annonce officielle à l'hôtel de ville de Shawinigan, le 22 février.

Mme Boulet rappelle que le projet touche très peu son comté, à Hérouxville. Il reste qu'elle avait été nommée ministre responsable de la Mauricie le 28 janvier. «L'aide gouvernementale est considérable, il n'y a pas de doute», convient-elle. «Il faut qu'on fasse avancer ce projet. C'est toujours ce qu'on a dit: il faut régler le dossier d'assainissement des eaux au lac à la Tortue. C'est toujours une priorité.»

En 2007, Mme Boulet agissait également à titre de ministre responsable de la Mauricie. Elle était évidemment présente lors de l'inoubliable conférence de presse où l'ex-ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, avait débarqué avec son généreux chéquier. Le gouvernement avait alors expliqué qu'il souhaitait stimuler l'activité économique à la suite de la bombe larguée quelques jours auparavant par AbitibiBowater, qui avait annoncé la fermeture de la Belgo et l'élimination de ses560 emplois.

À l'hôtel de ville, le projet d'assainissement des eaux usées ne reposait sur aucune estimation récente, de sorte que la dernière avait été prise en considération. Mais rapidement, l'évaluation du projet est passée à 22 millions $, puis à 35, à 48,5, à 55 avant de redescendre à 40,2 millions $, à la suite de la décision d'éliminer les secteurs du Lac Lafontaine et de la Forteresse.

Lors de la commission Charbonneau, un ingénieur au ministère des Affaires municipales avait raconté que la subvention de 14 millions $ avait été annoncée alors que l'analyse technique du dossier n'avait même pas été commencée. Mme Boulet assure que le mauvais souvenir de la parade de 2007 n'explique pas son enthousiasme plutôt tiède envers ce projet jusqu'ici.

«Non, non, non, pas du tout», réagit-elle. «Il faut voir ce qui doit être fait. La première fois, ça avait été évalué à près de 18 millions $. Après, ça a monté. Le ministère des Affaires municipales a fait plusieurs études. Il fallait trouver le meilleur système au meilleur coût. Après, le dossier d'eau potable a créé des délais, parce qu'il fallait mettre ce dossier en priorité.»

À la suite de la réponse au registre consultatif, la Ville de Shawinigan souhaite adopter son règlement d'emprunt cette année et idéalement, entreprendre les travaux au printemps 2017. «C'est une priorité et il faut la régler», soutient la ministre régionale.

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