La SPA de la Mauricie vise l'autonomie financière

Ces chats placés dans une aire de jeux... (Sylvain Mayer)

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Ces chats placés dans une aire de jeux reçoivent la visite de la technicienne en santé animale Lucie Fortin.

Sylvain Mayer

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Subventionnée par les Villes de Trois-Rivières et Shawinigan à raison d'environ 50 % de ses revenus, incluant la vente des médailles obligatoires, la Société protectrice des animaux de la Mauricie est confiante d'arriver peu à peu à l'autonomie financière, et ce, sans sacrifier son développement et les progrès fulgurants qu'elle a réalisés depuis la construction de ses installations du boulevard Saint-Jean, il y a 11 ans et de celles de Shawinigan, il y a trois ans.

En 2015, la Ville de Trois-Rivières a subventionné la SPAM à la hauteur de 417 016 $ tandis que Shawinigan lui a versé 375 000 $. Ces montants ne comprennent pas les revenus de licences.

Les bilans financiers des trois dernières années de la SPAM obtenus par Le Nouvelliste démontrent que les finances de l'organisme sont saines et affichent même quelques surplus annuellement.

L'entente avec Shawinigan prévoit d'ailleurs que les surplus effectués par la SPAM au Centre de la Mauricie doivent être remis à la Ville, ce qui diminue d'autant les subventions octroyées. En 2015, la SPAM a ainsi pu rembourser 147 000 $ sur les 375 000 $ de financement qu'elle avait reçus de Shawinigan. Pour cette raison, les colonnes des dépenses et des revenus du bureau de Shawinigan sont identiques, en 2015. Trois-Rivières n'a toutefois pas cette exigence.

C'est de ces subventions municipales que la SPAM souhaite s'affranchir graduellement par l'autonomie, explique le président de l'organisme et conseiller municipal trifluvien Daniel Cournoyer.

La SPAM compte aussi sur les revenus de licences engendrés par les 30 000 à 40 000 animaux enregistrés dans ses bases de données. La vente de licences a permis à la SPAM de récolter 1 014 101 $, en 2015 (813 494 $ en 2014).

Le succès des médailles provient non seulement des règlements municipaux qui les rendent obligatoires, mais aussi des recensements effectués aux quatre ans. Même s'ils sont coûteux, soit plus de 250 000 $ chacun, les recensements ont des effets tant dans le bilan financier qu'au niveau de la sensibilisation qu'ils amènent dans la population.

«Tous les ans, on a une perte de 10 % des licences. Donc, l'année où l'on fait un recensement, on récupère beaucoup de gens», indique Marco Paris, directeur adjoint administratif.

Les revenus des médailles ne sont pas suffisants, toutefois, pour couvrir toutes les dépenses de gestion de la SPA qui se sont chiffrées à 2,2 millions $ en 2015.

Les salaires des 36 employés (12 à Shawinigan et 24 à Trois-Rivières) représentent à eux seul plus de 1 million $.

La SPA de la Mauricie a aussi découvert récemment que les dalles de fondations de l'édifice de Trois-Rivières contiennent de la pyrrhotite. Pour l'instant, l'organisme n'a pas intenté de poursuites, mais fait des provisions pour faire face à la musique, le moment venu. La direction envisage un système d'imperméabilisation pour tenter de remédier au problème, le taux de pyrrhotite étant faible.

Ce problème n'empêchera pas la SPAM d'aller de l'avant avec son projet de Centre d'excellence dont les fondations pourraient être coulées à la fin de cette année ou au début de 2017.

Une étude financière et des expertises de sol confirment la faisabilité du projet. «On s'en va vers les plans», indique M. Cournoyer et le projet ira de l'avant dès que la SPAM recevra son certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement.

Le projet comporte un incinérateur pour les litières, les animaux morts et les déchets biomédicaux. L'appareil est d'ailleurs déjà choisi.

Le projet prévoit aussi un parc à chiens à niveau de propreté élevé ainsi qu'un cimetière pour les amis à quatre pattes. Des locaux sont aussi dans les visées afin d'accueillir les animaux saisis par le MAPAQ ou pour faire de la formation, résume le président.

La SPAM a récemment acquis de la Ville les terrains situés entre son bâtiment de Trois-Rivières et l'autoroute 55 afin de réaliser ce projet.

La SPAM dessert aussi Saint-Étienne-des-Grès et Saint-Boniface, accueille les animaux errants que lui remet Nicolet et a fait des approches auprès de Bécancour. La SPAM voudrait aussi desservir Louiseville où il existe une problématique de chats.

L'organisme reçoit de plus en plus de dons. En 2015, trois personnes ont fait des dons de près de 10 000 $ chacune.

«Des fois, les gens paient leur licence et on trouve un 10 $ rattaché», raconte M. Paris. Les bénévoles se font aussi plus nombreux. Tout cela incite la SPAM à inclure une première campagne de financement dans la filière de ses projets à court terme. «On veut mettre de l'avant des moyens» pour s'autofinancer, assure M. Cournoyer. L'organisme entend notamment organiser un deuxième spectacle-bénéfice.

L'utilisation relativement récente de Facebook et la mise en vitrine d'animaux vedettes sur le site web de la SPAM contribuent à augmenter chaque année le taux d'adoption.

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