Colisée: Lévesque lance un ultimatum à la Commission scolaire

Yves Lévesque... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Yves Lévesque

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le report constant de l'annonce officielle de l'implantation du nouveau colisée à Trois-Rivières pourrait bien être la résultante de négociations qui traînent en longueur entre la Ville de Trois-Rivières et la Commission scolaire du Chemin-du-Roy. Le Nouvelliste a en effet appris que des discussions ont lieu pour implanter l'équipement sur un terrain de la Commission scolaire, mais que devant la lenteur avec laquelle les discussions avancent, la Ville pourrait changer son fusil d'épaule dans les prochains jours et implanter le colisée sur les terrains appartenant au Groupe Robin.

Rappelons que la Ville avait arrêté son choix d'emplacement dans le secteur du District 55. Or, des négociations qui n'étaient pas encore connues du public avaient cours depuis l'automne dernier pour implanter l'équipement sur un terrain adjacent au District 55 et appartenant à la Commission scolaire. Le terrain, situé tout près de l'école secondaire Chavigny, a la superficie nécessaire pour accueillir le colisée.

En échange de ce terrain, une offre verbale, qualifiée d'alléchante par le maire Yves Lévesque, a été faite à la Commission scolaire. Cette dernière recevrait en retour le terrain de l'ancienne église Saint-Philippe sur lequel serait construit un parc de jeux aux frais de la Ville ainsi que du stationnement pour l'école Saint-Philippe. La Ville acceptait aussi de contribuer à la hauteur de 500 000 $ pour la construction d'un terrain synthétique derrière l'école secondaire Chavigny.

Finalement, pour combler la valeur marchande du terrain, la Ville offrait des heures de glace à l'intérieur du nouveau colisée à la disposition de la Commis-sion scolaire et de ses pro-grammes.

«On attend que la Commission scolaire accepte l'entente, c'est tout ce qui manque pour qu'on puisse procéder à une annonce, puisque pour attacher le dossier avec Québec, il nous faut confirmer l'emplacement», martèle le maire Yves Lévesque, visiblement impatient. Celui qui avait jusqu'ici refusé de divulguer les détails entourant ces démarches piaffe d'impatience et lance un ultimatum à la Commission scolaire, sans quoi il ira acheter le terrain du Groupe Robin, situé non loin de là.

Selon Yves Lévesque, la Commission scolaire aurait fait des approches dernièrement pour qu'à l'intérieur de l'entente soit négociée une autre entente, soit celle du dossier du Complexe sportif Alphonse-Desjardins (CSAD). La Ville et la Commission scolaire doivent en effet s'entendre sur le partage des responsabilités dans cet épineux dossier.

«On dirait du chantage, c'est un autre dossier complètement. S'ils veulent accepter l'entente qu'on leur propose pour le colisée, on ne va pas commencer à marchander. Moi, je ne peux pas attendre encore six mois. C'est une opportunité intéressante pour eux qui ne passera qu'une seule fois. Nous, on a déjà commencé les discussions avec le Groupe Robin pour se virer de bord. Il n'est pas encore trop tard, mais le temps presse», martèle-t-il.

De son côté, la Commission scolaire nie catégoriquement avoir voulu inclure le règlement du dossier du CSAD dans ces discussions. «Ce sont deux dossiers complètement différents, ce ne sont pas les mêmes discussions», a clamé le président de la Commission scolaire, Claude Lessard, lorsque questionné sur ces allégations.

À en croire M. Lessard, les négociations ne seraient pas aussi avancées que laisserait entendre le maire. «Il y a des discussions. Des négociations, c'est peut-être un grand mot. Nous sommes régis par des règles très strictes. Ça prend l'autorisation du ministère et du gouvernement. Mais oui il y a de l'intérêt alors on discute», mentionne M. Lessard.

Selon lui, des évaluations restent encore à être faites, notamment sur la valeur marchande des terrains en question. «Il faut s'entendre auparavant sur des montants, des chiffres que nous n'avons pas au moment où on se parle. Je sais que des évaluations ont été faites dernièrement. Ça va prendre encore des rencontres pour déterminer le prix de ce terrain-là ainsi que celui de l'église Saint-Philippe. On recherche une solution gagnant gagnant», ajoute-t-il, précisant qu'il ne sait pas encore à quel moment le dossier pourra être présenté au conseil des commissaires.

Rappelons que le projet, évalué à environ 56 millions $, pourrait bénéficier d'une aide financière à la hauteur de 26 M$ de la part de Québec, qui a déjà réservé la subvention au plan québécois des infrastructures.

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