L'affaire est chocolat!

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Une trentaine d'enfants ont participé aux ateliers de la Pâtisserie Gâtez-vous à La Tuque. Ils ont fait des gâteaux et des cupcakes de Pâques.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) Blanc, brun, noir, peint, en lapin, en poussin, dans un gâteau ou en fondue, il y a du chocolat pour tous les goûts à l'occasion de la fête de Pâques. Une véritable mine d'or pour les chocolatiers et les pâtissiers qui voient leurs ventes monter en flèche le temps d'un long week-end.

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Les chocolats en forme de poule et de lapin sont encore les plus populaires. 

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

Pour certaines entreprises de la région, les ventes doublent pendant le long congé et d'autres en dépendent pratiquement.

«C'est la plus grosse fête de l'année, les plus grosses ventes de l'année, le plus grand achalandage de l'année et l'assurance de passer à travers une autre année encore!», lance d'entrée de jeu Jocelyne Grondines, de Véniel Fines Gourmandises.

Pour faire des affaires en or, il faut s'y prendre longtemps d'avance, prévoir, et y mettre beaucoup d'heures de travail. Certains ont mis jusqu'à 80 heures de travail dans les dernières semaines. «On commence à avoir les yeux cernés un peu et à avoir hâte», lance en riant Alain Garceau de la pâtisserie Le palais à Shawinigan.

«Généralement, c'est un gros deux mois de préparation, mais on n'a pas eu le temps. On a eu un gros succès avec les seins en chocolat et Pâques est très tôt. Les chocolats que les gens vont consommer n'ont même pas deux semaines», ajoute Nancy Samson, de la Chocolaterie Samson.

Il faut dire que Pâques était effectivement tôt dans le calendrier de 2016, tout pour compliquer la vie des chocolatiers.

«Depuis la mi-décembre qu'on se prépare! Il a fallu travailler trop fort, ça aurait pris plus de temps! Pâques au mois de mars ce n'est pas plaisant! On a beaucoup moins de temps! L'an prochain, c'est le 13 avril, ça nous donne presque trois semaines de plus [...] Ce qui est drôle cette année, c'est qu'en même temps, dans la chocolaterie, on avait des pères Noël, des coeurs et des lapins! Il fallait mener les trois fêtes de front pour arriver», note Mme Grondines.

Moins de temps pour se préparer certes, mais autant de monde au rendez-vous. L'achalandage est monstre dans les commerces où le chocolat est maître. «Je ne sais pas combien il y a de monde dans la ville de Trois-Rivières, mais je suis certaine qu'ils sont tous débarqués ici», lance Nancy Samson.

En moyenne, les gens dépensent entre 40 et 150 dollars par visite dans les commerces. Plus on se rapproche de la fête, plus les factures grimpent.

«C'est une fête familiale, on n'achète pas seulement une pièce de chocolat à notre amoureux comme on le fait à la Saint-Valentin. C'est tous les enfants, petits-enfants, conjoints, parents...», mentionne Jocelyne Grondines, de Véniel Fines Gourmandises.

Des commerces tentent même de se démarquer en offrant différents services qui riment avec la fête. C'est le cas de la pâtisserie Gâtez-vous à La Tuque. La propriétaire, Karine Rochette, a profité du congé de Pâques pour accueillir des jeunes, petits et grands, le temps d'un atelier de cupcakes dans sa pâtisserie. Force est de constater que l'idée était bonne, les places se sont envolées et les principaux intéressés ont adoré l'expérience.

«On a des ateliers pour enfants et ils adorent ça! Ils font des gâteaux, des cupcakes... C'est adapté à leur groupe d'âge. On est complet depuis deux semaines, et on a dû en refuser», a souligné Karine Rochette.

Dans sa boutique, le gâteau au chocolat est arrangé aux couleurs de Pâques et il est très populaire. 

«C'est de 45 à 50 % de plus que dans une semaine ordinaire. C'est beaucoup de travail. On offre des produits frais alors on n'en fait pas d'avance. Donc cette semaine on s'est privé de sommeil pour gâter nos clients», affirme la pâtissière latuquoise.

Ce qu'ils préfèrent

Définitivement, le chocolat au lait demeure le plus vendu et les clients sont assez classiques dans leurs achats. «Le monde est assez traditionnel dans le chocolat! Les gens achètent des poules, des lapins, des petits cocos! Les grands-parents achètent souvent de petits morceaux, mais en plus grande quantité pour leurs petits-enfants. La chasse aux cocos de Pâques est encore populaire!», souligne Alain Garceau de la pâtisserie Le palais.

Dans certains commerces, plus d'une tonne de chocolat sera vendu pour Pâques, ce qui représente entre 10 000 et 15 000 pièces de chocolat.

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