Eaux usées: une réponse plutôt favorable à Hérouxville

Les citoyens d'Hérouxville se sont déplacés en très... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Les citoyens d'Hérouxville se sont déplacés en très grand nombre pour la séance d'information sur le projet d'assainissement des eaux usées du lac à la Tortue, mercredi soir, à l'école Plein soleil.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Même si certains trouvent la facture un peu indigeste, la majorité des citoyens d'Hérouxville qui se sont déplacés à l'assemblée d'information sur le projet d'assainissement des eaux usées autour du lac à la Tortue souhaitent sa réalisation.

Mais si jamais le résultat du registre consultatif des 3 et 4 avril est trop serré au goût du conseil municipal, les élus se réservent la possibilité d'organiser un référendum pour trancher la question.

Environ 120 personnes ont envahi le gymnase de l'école Plein soleil, mercredi soir, pour cette assemblée d'information. Une participation qui réjouit le maire, Bernard Thompson, qui est allé un peu plus loin sur les impacts concrets de cet investissement pour ses citoyens comparativement à la présentation à Espace Shawinigan, le 7 mars.

À ce moment, les résidents concernés à Hérouxville avaient sursauté en apprenant qu'au coût moyen par unité de 12 737 $ pour bénéficier d'un égout sanitaire, il fallait ajouter des frais annuels de 416 $ pour les coûts d'entretien des postes de pompage et le traitement assumé par Shawinigan. Ainsi, un montant de 1272 $ s'ajouterait au compte de taxes à chaque année pendant 20 ans, sans compter les frais de branchement.

Bonne nouvelle pour les citoyens, la firme Pluritec a revu ses calculs et les coûts d'entretien sont passés de 82 000 $ à 66 000 $, ce qui réduit la facture annuelle de 416 $ à 335 $. La différence s'explique par la révision des estimations pour l'entretien des postes de pompage, qui étaient jugées beaucoup trop élevées par M. Thompson.

Malgré tout, les réserves émises pendant la période de questions touchaient encore aux coûts. Le maire aurait préféré que les quelque 1200 unités de Hérouxville et Shawinigan se partagent également la facture totale, plutôt que de laisser chaque municipalité assumer sa partie.

Rappelons que pour Hérouxville, le montant pour la desserte de l'égout sanitaire autour du lac à la Tortue atteint 8,1 millions $. Les contribuables concernés devront assumer une facture de près de 2,7 millions $ pour bénéficier de ce service, mais ils doivent soustraire près de 182 000 $ étant donné que les coûts d'asphaltage seront pris en charge par l'ensemble des citoyens, comme à Shawinigan.

Au bout du compte, les gens comprennent que l'alternative consisterait à payer pour des installations septiques à un coût au moins équivalent, qui risqueraient de continuer à nuire à la santé du lac si elles sont mal entretenues. Entre les deux maux, ils penchaient vers le moindre.

Après 90 minutes d'échanges, M. Thompson détectait une tendance plutôt favorable.

«Ça fait tellement d'années que les gens veulent un réseau!», rappelle-t-il. «C'est sûr que, malheureusement, certains ne pourront pas assumer ça. Comme dans n'importe quelle décision, il y a toujours des dommages collatéraux. Ce n'est pas un choix facile.»

Référendum?

Quelques questions ont été posées au sujet de la consultation des 3 et 4 avril et plus précisément sur l'identité des personnes habiles à voter. La confusion vient du fait que Hérouxville et Shawinigan n'ont pas adopté la même règle pour établir le bassin du registre consultatif.

En effet, la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités prévoit une disposition qui permet de présumer que la quantité de personnes habiles à voter équivaut au nombre d'unités recensées, lorsque la liste référendaire n'est pas à jour. Shawinigan a décidé de se prévaloir de cette disposition et fixe donc son bassin à 1008 personnes. Dans les faits, il demeure fort possible que le nombre d'électeurs concernés soit supérieur. Cette règle favorise donc les opposants, puisqu'il n'en faudrait que 505, soit la moitié plus un, pour faire dérailler le projet.

À Hérouxville, l'administration municipale a plutôt décidé de se baser sur la liste électorale de 2013 pour déterminer son bassin d'électeurs. Le nombre de personnes habiles à voter s'établit ainsi à 238, un nombre supérieur aux 197 unités recensées. Si Hérouxville avait retenu la même base de calcul que Shawinigan, il n'aurait fallu que 99 signatures au registre consultatif pour faire dérailler le projet. Il en faudra plutôt 120.

Fait intéressant, M. Thompson souligne que si le résultat du registre consultatif est trop serré à Hérouxville, le conseil municipal pourrait organiser un référendum dans les semaines suivantes pour en avoir le coeur net.

«La loi nous permet de le faire», mentionne-t-il. «Si le message qu'on reçoit est trop près du 50-50, ça se peut qu'on aille en référendum. Le conseil municipal y pense.»

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