Gicleurs: un défi pour 30 propriétaires

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Sur la photo, on retrouve Stéphane Dufresne, responsable du Programme assistance bâtiment, et Yves Desjardins, président-directeur général du RQRA.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En décembre 2015, le gouvernement du Québec adoptait une législation obligeant toutes les résidences pour aînés existantes à être équipées de gicleurs. Mais pour les 30 propriétaires de la région qui doivent le faire d'ici 2020, le défi reste énorme.

«En plus des sommes importantes qui devront être investies dans chacun des projets, soit environ 3300 dollars par unité, les résidences pour aînés vont se transformer en véritables chantiers. Il y aura de la poussière, du bruit et beaucoup de dérangement pour les aînés qui y habitent», a expliqué, lundi, le président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), Yves Desjardins.

Celui-ci venait de rencontrer une cinquantaine de membres à Trois-Rivières, dans le cadre de sa grande tournée des régions, pour y présenter son Programme assistance bâtiment. Cette initiative a pour objectif de les soutenir et de les assister dans leurs travaux d'installation de gicleurs afin de contrôler les coûts de la démarche et de minimiser les désagréments pour les aînés qui y résident.

En Mauricie et au Centre-du-Québec, le cas de 38 résidences pour aînés est déjà réglé. Par contre, 19 résidences sont partiellement munies de gicleurs tandis que 11 autres n'en ont aucun.

C'est d'ailleurs devant l'ampleur de la tâche que le RQRA a décidé de mettre sur pied un tel programme dont la gestion a été confiée à l'entreprise Constructions DEVLOR, reconnue pour son expertise depuis 1986.

«Nous mettrons tout en oeuvre pour aider les propriétaires et gestionnaires de résidences pour aînés à bien faire les travaux et à bénéficier pleinement du programme d'aide financière du gouvernement provincial», a précisé Stéphane Dufresne, responsable du programme chez Constructions DEVLOR.

«Tous les membres du RQRA accordent la plus haute importance à la sécurité de leurs résidents. Il faut cependant comprendre qu'il n'est pas simple d'installer des gicleurs dans un bâtiment existant, habité de surcroît. Il est aussi important de réaliser l'importance de planifier à l'avance des travaux de cette envergure. Il y a entre autres des permis à obtenir et les plans doivent être approuvés par un ingénieur. Nous avons cinq ans pour agir et il faut commencer dès maintenant», a lancé comme message M. Desjardins.

Pour l'ensemble du Québec, ce sont près de 300 résidences pour aînés membres du RQRA qui devront se munir de gicleurs d'ici 2020. «Les gens veulent être capables d'y arriver, mais ils sont étouffés», admet-il tout en indiquant que 200 résidences pour aînés ont fermé leurs portes au cours des 20 derniers mois dans la province.

Trouve-t-il exagérées les exigences gouvernementales? «Avant la tragédie de l'Isle-Verte, le Regroupement avait demandé publiquement au gouvernement de soutenir la mise en place d'un programme pour assurer l'installation de gicleurs dans les résidences privées pour aînés du Québec», a-t-il conclu.

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