Trump dévoile une partie de son équipe de politique étrangère

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Donald Trump a dévoilé une partie de son équipe de politique étrangère lundi.

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Agence France-Presse
Washington

Le favori des primaires républicaines aux Etats-Unis, Donald Trump, a dévoilé lundi une partie de son équipe en matière de politique étrangère, après des semaines d'atermoiements sur le sujet.

Jusqu'à cet entretien accordé au Washington Post, le tonitruant milliardaire n'avait de son propre aveu pas de conseillers diplomatiques, sans que cela ne le dissuade de multiplier les déclarations outrancières sur la politique étrangère qu'il conduirait s'il était élu président des États-Unis.

D'après le Washington Post, qui qualifie M. Trump de «non interventionniste», l'homme d'affaires s'est entouré de cinq experts pilotés par le sénateur républicain de l'Alabama Jeff Sessions. Un nom que Donald Trump avait déjà cité.

Il y a ajouté celui de «Walid Phares, que vous connaissez probablement, titulaire d'une thèse, conseiller auprès de la Chambre des représentants et expert en antiterrorisme».

M. Trump compte aussi s'appuyer sur «Carter Page et George Papadopoulos, un type excellent, consultant en énergie et pétrole», sur «l'honorable Joe Schmitz (ex) inspecteur général au ministère de la Défense» et sur «le général Keith Kellogg», un officier à la retraite qui s'était fait connaître durant les premiers mois de l'occupation américaine de l'Irak en 2003.

Outre le fait que ces responsables sont plutôt des inconnus des arcanes du pouvoir à Washington et encore plus du grand public, le Washington Post les classe tous dans la mouvance conservatrice.

M. Phares est un chercheur américain d'origine libanaise que des journaux spécialisés ont lié à la faction chrétienne durant la guerre civile au Liban.

M. Schmitz a également travaillé sous l'administration du républicain George W. Bush, avant de servir la société de sécurité privée Blackwater.

MM. Page et Papadopoulos sont des experts en matière d'énergie et de pétrole qui conseillaient l'ex-candidat républicain Ben Carson.

M. Trump avait reconnu il y a deux semaines qu'il n'avait «pas encore d'équipe» de politique étrangère.

Si on le prend au mot, le favori pour l'investiture républicaine à la présidentielle du 8 novembre ferait construire un mur à la frontière mexicaine, financé par le Mexique, pour bloquer l'immigration clandestine. S'il entrait à la Maison Blanche le 20 janvier, il ferait expulser les 11 millions de clandestins. Le magnat de l'immobilier pense aussi que «l'islam hait» l'Amérique et veut interdire aux musulmans étrangers d'y entrer. Il promet aussi de faire la guerre commerciale à la Chine, au Japon ou au Mexique et de se rapprocher du président russe Vladimir Poutine, qu'il admire.

M. Trump devait s'exprimer lundi devant le groupe de pression juif américain pro-israélien Aipac.

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