Bateaux Doral: une relance toujours possible

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Des négociations se déroulent actuellement avec des investisseurs de la région de Montréal au sujet de Doral.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le fabricant de bateaux Doral a-t-il rendu son dernier souffle? La victime d'une faillite, au printemps 2012, respire encore, puisque des négociations se déroulent actuellement avec des investisseurs de la région de Montréal. Mais ni le syndicat, ni la Ville de Shawinigan n'en ont entendu parler.

Bruno DeGagné, directeur de l'usine qui garde le fort depuis maintenant quatre ans, mesure évidemment son enthousiasme. Plus d'une fois au cours des dernières années, il a cru à une reprise, mais il n'a géré que des déceptions jusqu'ici.

«Une compagnie montre de l'intérêt pour une relance», confirme-t-il. «Les études de rentabilité ne sont pas encore complétées, mais oui, il y a un groupe qui regarde ça sérieusement.»

M. DeGagné mentionne que ces investisseurs avaient déjà démontré un intérêt auparavant, mais jamais de façon aussi marquée. «C'est la première fois qu'ils vont aussi loin dans leurs études», précise-t-il.

Il reste toujours des bateaux à terminer dans l'usine et il faut également vérifier la disponibilité des fournisseurs de pièces.

Le moment serait bien choisi pour une relance en raison du recul de la valeur du dollar canadien, un attrait pour les acheteurs américains et européens. Par exemple, depuis le printemps 2012, le huard a perdu environ 25 % de sa valeur par rapport au billet vert. Les deux devises étaient à parité lorsque Doral s'est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, en avril 2012.

«C'est certain que c'est de l'argent», convient M. DeGagné. «C'est ce qui explique l'intérêt. Le monde du bateau, c'est cyclique. Ça va durer comme ça trois ou quatre ans et après, ça va retomber. Ça a toujours été comme ça.»

Le rappel de la main-d'oeuvre qualifiée représenterait un autre défi, après quatre ans dans les limbes. Mais M. DeGagné entretient une lueur d'espoir.

«Par orgueil, j'aimerais que ça redécolle!», lance-t-il. «Et puis, parmi tous les gens qui ont perdu leur emploi, certains ne sont pas parvenus à se replacer ailleurs. Ça donnerait aussi un regain de vie à Grand-Mère. C'est vraiment pas drôle!»

Après avoir obtenu quatre prolongations de la Cour supérieure dans l'espoir que l'entreprise soit relancée, Doral avait fait faillite en octobre 2012. Un an avant l'arrêt des activités, en avril 2011, Investissement Québec avait annoncé un prêt de deux millions $ pour aider la direction à relancer l'usine à la suite d'une autre faillite, en mars 2010.

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