Le CSAD ne pourra être géré à coût nul

David Labrecque, directeur du Complexe sportif Alphonse-Desjardins.... (François Gervais)

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David Labrecque, directeur du Complexe sportif Alphonse-Desjardins.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le directeur du Complexe sportif Alphonse-Desjardins, David Labrecque, et son équipe achèvent le long et complexe processus de redressement des finances de l'organisme et il est déjà clair que malgré tous les efforts, la gestion du CSAD ne pourra pas se faire à coût nul comme la Commission scolaire du Chemin-du-Roy le souhaitait initialement.

Malgré d'importants travaux correctifs des finances de l'organisme qui répondent tous aux recommandations émises par le vérificateur général du Québec dans son rapport de juin 2014, «le constat, c'est que ce n'est pas à coût zéro. On ne s'en sort pas malgré l'attrition de personnel qu'on a faite, malgré le remodelage des tâches, malgré un suivi serré sur tous les aspects budgétaires», constate M. Labrecque. Ça, c'est la mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que «par contre, on voit clair», dit-il.

«C'est clair qu'on ne fermera pas le complexe», s'empresse de préciser M. Labrecque pour écarter toute ambiguïté. «C'est un très beau projet. On travaille très fort à l'optimiser. Il sert aux usagers. Il répond à la mission et répond clairement à un besoin», plaide-t-il.

Le rapport du VGQ de 2014 parlait de déficits annuels récurrents d'opérations de 600 000 $ à 1,1 million $ pour la Commission scolaire.

Grâce aux efforts déployés par la nouvelle direction, ce n'est plus le cas. «Quand on est arrivé, ça roulait encore comme ça. Les actions du plan de redressement commencent à porter leurs fruits pour 2015-2016, 2016-2017 et les années subséquentes», se réjouit M. Labrecque.

Ce dernier ne peut toutefois préciser à combien se chiffrera le déficit annuel récurent du CSAD maintenant que le ménage des finances achève. «On a les deux mains dedans. Les travaux ne sont pas terminés», fait-il valoir. «Vous dire que ce sera 500 000 $ ou 100 000 $, je vous dirais n'importe quoi», fait-il valoir. Le directeur assure toutefois que le déficit annuel qui surviendra inévitablement s'annonce substantiellement moins élevé qu'avant.

Il reste toutefois «un gros morceau de casse-tête» à régler encore, ajoute-t-il. Le diagnostic de la fonction finance a été fait. «On a regardé comment on est organisé, comment ça fonctionne. C'est le dernier gros morceau qu'on est en train de mettre en place. On va revoir notre façon de travailler notre charte comptable, l'organisation de l'équipe des finances. On est en train de mettre en place des mesures de contrôle et des analyses de coûts de revient. C'est capital pour connaître la viabilité de notre bâtisse», explique-t-il.

Cette transparence qu'on est en train de mettre en place est «importante pour que nos partenaires puissent, en temps réel, voir l'état des finances du complexe, où l'on s'en va dans notre gestion, comment ça fonctionne. C'est un moyen de garantir la probité de nos actions», fait-il valoir.

David Labrecque rappelle que le CSAD «est un bâtiment de services. Sans le soutien des autorités politiques, il n'y a pas beaucoup d'organisations qui génèrent des profits avec ça. C'est un service public, comme une école ou un hôpital», fait-il valoir.

«On a la mission de gérer ça de façon saine et économe», dit-il. Malgré tout, «ça prend l'engagement des différentes parties aussi», plaide-t-il.

Selon lui, il faut un partenariat avec la Ville de Trois-Rivières et la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

«Le travail se fait présentement au niveau administratif. La présentation au niveau politique appartient à chaque instance. On a été des partenaires depuis le début. On a l'intention et l'intérêt de le demeurer et d'offrir à la population des infrastructures de qualité au meilleur coût possible dans un aspect de rentabilité», estime-t-il.

Le directeur du CSAD prévoit que toutes les mesures du plan de redressement seront implantées d'ici la fin de l'année financière, le 30 juin prochain.

Parmi les travaux qui ont été faits, le CSAD a notamment réglé la totalité des comptes non payés laissés en suspens par l'ancienne administration. Le conseil d'administration a toutefois décidé, en août dernier, de ne pas commenter ce dossier et d'agir avec «modestie et discrétion» et de ne pas faire ce genre de suivi sur la place publique.

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