Un chef républicain n'écarte pas une bataille

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Agence France-Presse
Washington

La perspective d'une bataille entre partisans et opposants à Donald Trump à la convention d'investiture républicaine de juillet n'est plus du domaine du fantasme, a reconnu jeudi l'homme qui aura la tâche de maintenir l'ordre au rassemblement estival, potentiellement houleux.

Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, a expliqué que son rôle à la convention, d'ordinaire cérémoniel, n'avait pas changé «si ce n'est la perception qu'il est plus probable que ce soit une convention ouverte, par rapport à ce que nous pensions jusqu'à maintenant».

Une convention «ouverte» ou «disputée» signifie qu'aucun candidat n'a atteint la majorité absolue des délégués requise (1.237) au terme des primaires, qui se termineront cette année début juin. Dans ce cas, les délégués auraient à voter pendant la convention afin de faire émerger un vainqueur.

«Nous nous préparons à l'idée que cela pourrait très bien devenir une réalité, et ceux d'entre nous qui sont impliqués dans la convention doivent le respecter», a déclaré Paul Ryan lors de son point presse hebdomadaire à Washington.

Ce scénario, jamais vu depuis 1976, pourrait se produire si le sénateur du Texas Ted Cruz et le gouverneur de l'Ohio John Kasich gagnaient dans les prochaines primaires suffisamment de délégués pour empêcher Donald Trump d'atteindre la majorité absolue.

Paul Ryan a redit qu'il n'avait aucune intention de briguer lui-même l'investiture comme un éventuel homme de consensus en cas de blocage entre les candidats.

«Ce ne sera pas moi. Il faut que ce soit quelqu'un qui fait campagne pour la présidence», a-t-il répété. «J'ai pris la décision il y a un an de ne pas être candidat».

«Mon but est d'être calme, d'être comme la Suisse, neutre et calme et de faire respecter les règles pour que les délégués prennent leurs décisions selon les règles», a ajouté Paul Ryan, en reconnaissant qu'il allait devoir réviser ces règles complexes de procédure.

Le rôle de président de la convention républicaine nationale, qui se tiendra à Cleveland (Ohio, nord) du 18 au 21 juillet, revient traditionnellement au président de la Chambre quand les républicains y ont la majorité. Paul Ryan dirigera donc les travaux de la convention, ordinairement de pures formalités pour investir le candidat sorti vainqueur des primaires.

Mais son rôle deviendrait crucial en cas de convention ouverte. La définition des règles exactes gouvernant la convention, ainsi que la sélection des délégués individuels, pourraient aussi donner lieu à des batailles de coulisses entre les trois candidats encore en course.

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