Une seule femme siège au Conseil de sécurité

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En 2014, il y a eu un nombre record de six femmes, en 2015, il y en avait quatre et actuellement, il y en a seulement une - l'ambassadrice des États-Unis, Samantha Power.

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Edith M. Lederer
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Les femmes diplomates ont toujours été peu nombreuses aux Nations unies et au cours des 70 dernières années, seulement une poignée d'entre elles ont siégé au Conseil de sécurité.

En 2014, il y a eu un nombre record de six femmes, en 2015, il y en avait quatre et actuellement, il y en a seulement une - l'ambassadrice des États-Unis, Samantha Power.

Alors que des milliers de femmes se réunissent au siège des Nations unies, cette semaine, pour la réunion annuelle de la Commission de la condition de la femme, quatre ambassadrices de l'ONU qui ont servi au sein du puissant conseil de 15 membres ont discuté de leur participation dans l'organisation dominée par les hommes.

Elles ont également souligné la nécessité de nommer plus de femmes dans des fonctions liées à la paix internationale et la sécurité.

Le secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l'ONU, Jeffrey Feltman, qui a animé la discussion de mercredi, estime que la présence d'une seule femme au conseil démontrait le besoin d'un «engagement soutenu» pour assurer la parité entre les hommes et les femmes sur des questions telles que les conflits et les crises internationales.

Or, les femmes ne sont pas seulement minoritaires au Conseil de sécurité, a soutenu M. Feltman. Le secrétaire général Ban Ki-moon a augmenté le nombre de sous-secrétaires généraux et de secrétaires généraux adjoints travaillant à l'étranger pour que 20 pour cent soient des femmes.

Les ambassadrices sont également plus nombreuses de nos jours, passant de sept il y a 20 ans à 37 de nos jours, ce qui représente environ 20 pour cent - mais ce n'est pas suffisant, selon M. Feltman.

Les chiffres «ne sont pas tout», croit M. Feltman, mais ils envoient quand même un signal à la communauté internationale quant à l'objectif de l'ONU d'arriver à l'égalité entre les sexes dans les postes de pouvoir.

La Chilienne Ana Figueroa Gajado a été la première femme à siéger à l'important Conseil de sécurité en 1952. La première Américaine a été l'ambassadrice Jeane Kirkpatrick, en 1981.

Mme Power dit avoir pris conscience qu'elle était la seule femme au conseil onusien la semaine dernière, lors d'un débat sur les agressions sexuelles perpétrées par des Casques bleus.

«J'ai senti que quand j'y allais fort, très fort, je pouvais voir (...) que certains de mes homologues qui m'écoutaient pensaient: "C'est parce que c'est une femme, qu'elle est si enflammée sur ce sujet"», a-t-elle lancé.

«Je ne crois pas que cela ait quoi que ce soit à voir avec le fait d'être une femme. Cela a tout à voir avec la décence élémentaire, l'injustice et la conscience de ce que l'ONU défend», a-t-elle ajouté.

Mme Power a rappelé qu'il n'y avait jamais eu de femme nommée au prestigieux poste de secrétaire général et que seulement deux présidentes avaient tenu les rênes de l'Assemblée générale depuis plus de 70 ans.

Selon certaines ambassadrices, il est plus difficile pour une femme d'accéder au Conseil de sécurité par rapport à ses collègues masculins.

Toutefois, être une femme comporte certains avantages en diplomatie, selon l'ambassadrice jordanienne Dina Kawar.

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