Frappe de l'UPAC: les réactions régionales

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Danielle St-Amand

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Danielle St-Amand sous le choc

«Je suis sous le choc. Mais j'ai toujours été partie prenante du fait que personne n'est au-dessus des lois. S'il y en a qui n'ont pas suivi les règles, les lois, il faut qu'ils en subissent les conséquences. Personne n'est à l'abri des lois. Il faut que ce soit comme ça. C'est une société comme ça qu'on veut».

Voilà comment l'ex-députée libérale de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, a réagi à la frappe de l'UPAC dans le monde politique.

«Nathalie Normandeau est mon ancienne collègue, une alliée exceptionnelle pour les régions du Québec, quelqu'un qui a fait beaucoup pour les régions du Québec», a-t-elle néanmoins souligné.

Celle-ci dit «n'avoir jamais eu connaissance qu'il y ait du financement illégal qui se fasse».

«Ça ne veut pas dire que ce n'est pas arrivé parce que je n'en ai pas eu connaissance. Mais à Trois-Rivières, avec l'association libérale, j'en ai fait du financement et on s'est toujours assuré de suivre les règles de l'art», affirme Mme St-Amand.

Du même souffle, l'ancienne politicienne rappelle «qu'on a travaillé très fort au niveau de la loi pour encadrer le financement des partis politiques dans les dernières années».

«On a resserré les lois, les règles. J'étais là au gouvernement quand on a mis l'UPAC en place. C'est notre gouvernement qui voulait ça l'UPAC. On voulait que ça donne des résultats. On en a eu depuis plusieurs années.

Les règles sont là pour tout le monde. Je trouve ça toujours rassurant de savoir que personne n'est au-dessus des lois», a dit celle qui est maintenant directrice du service du développement institutionnel à l'UQTR.

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Noëlla Champagne

François Gervais, Le Nouvelliste

Dénouement prévisible, selon Noëlla Champagne

«Il ne faut pas être surpris que ça débloque sur quelque chose. On savait qu'il y aurait des conséquences. La commission Charbonneau et l'UPAC ont fait leur travail. J'en suis contente. Mais ce n'est pas de la petite arrestation. C'est un tremblement de terre.»

Voilà comment l'ancienne députée péquiste de Champlain, Noëlla Champagne, a réagi à la frappe de l'UPAC dans le monde politique.

Celle qui a participé à la demande d'une commission d'enquête croit que Nathalie Normandeau devait en mener large dans son bureau en tant que vice-première ministre.

Mais du même souffle, elle se désole que toute la classe politique soit éclaboussée par ce genre de dénouement néanmoins prévisible.

«La majorité des élus qui ont dû jouer dans le film du maudit financement politique l'ont fait selon les règles, mais certains ont dérivé de la route», affirme celle qui se félicite des gestes qui furent posés pour encadrer ce même financement politique.

Comment explique-t-elle le retour au pouvoir du Parti libéral du Québec en 2014 dans un tel contexte?

«Jean Charest était parti et la commission Charbonneau s'était beaucoup penchée sur le secteur de la construction et le domaine municipal, et non sur le provincial», avance-t-elle.

«Et pendant que notre parti était au pouvoir, c'était sous de nouvelles règles. Et ai-je besoin de rappeler que je n'étais pas ministre», a renchéri Mme Champagne en conclusion.

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Yves-François Blanchet

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Réaction modérée de l'ex-ministre Blanchet

L'ancien ministre péquiste Yves-François Blanchet a fait part d'une réaction modérée à la suite de la frappe de l'UPAC dans le monde politique.

«Les oppositions vont vouloir dire que c'est un système qui fait partie de l'ADN libéral. À partir du moment où quelqu'un est l'objet d'une accusation au criminel, il sort de l'espace politique, il n'est plus libéral, ni péquiste, ni caquiste, il est dans le système judiciaire et c'est là que ça doit se passer», a-t-il confié.

Celui-ci dit ne pas vouloir cautionner la généralisation.

«C'est très modérée comme position pour moi. On tombe dans le judiciaire. Je sortirais ça de la partisanerie. Que ce soit Marc-Yvan Côté, Nathalie Normandeau ou qui que ce soit d'autres, et il y a peut-être des péquistes qui vont y passer aussi, quand tu tombes sous le coup d'une accusation à caractère criminel, tu sors de l'espace politique. Que les politiciens se concentrent sur le budget», a ajouté l'ancien député de Johnson.

Selon lui, les moeurs politiques du Québec d'il y a 40, 30, 20 ou même 15 ans sont différentes de celles d'aujourd'hui.

«Il y a des lois qui ont été faites, des escouades qui ont été créées, une commission d'enquête. Il y a des gestes qui ont été posés qui donnent aux contribuables un niveau de sécurité acceptable, mais imparfait», a-t-il conclu.

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Le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

François Gervais, Le Nouvelliste

«Une bonne nouvelle», selon Donald Martel

Selon le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, la frappe de l'UPAC dans le monde politique est une bonne nouvelle pour la population.

«C'est toute une nouvelle. Je me réjouis que le travail policier fonctionne. C'est sécurisant pour la population de savoir que personne n'est au-dessus des lois quand c'est la numéro 2 dans le gouvernement qui est arrêtée», a-t-il commenté.

Selon lui, la population s'attend à ce que justice soit faite. «On a tous été un peu déçus des conclusions et des suites du rapport Charbonneau. Il restait l'UPAC. Comme député, ça te rappelle que, même si c'est toi qui fais les lois, tu n'es pas au-dessus de ces lois-là. Il faut faire preuve de beaucoup d'humilité aujourd'hui», a-t-il conclu.

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