Services supralocaux: Shawinigan étoffe sa demande

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La Ville de Shawinigan demande à la Commission municipale du Québec si le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins peut être considéré comme un équipement supralocal, ce qui lui permettrait de recevoir un appui financier des municipalités avoisinantes pour son exploitation.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La Ville de Shawinigan demande à la Commission municipale du Québec si le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, le service de désincarcération et l'Office de tourisme, foires et congrès pourraient être considérés comme des services à caractère supralocal et, ainsi, obtenir une compensation financière des municipalités avoisinantes.

Cette nouveauté est apparue dans la résolution adoptée par le conseil municipal à l'assemblée régulière de mardi soir. Elle s'inscrivait dans le cadre de la démarche entreprise auprès du ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Martin Coiteux, qui doit demander à la CMQ de produire une étude pour déterminer le caractère supralocal d'une longue liste d'équipements, d'infrastructures, de services et d'activités.

La grande majorité des éléments visés se retrouvaient déjà dans l'étude réalisée par Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), l'an dernier. Rappelons que la firme avait conclu qu'il existait un écart de 476 000 $ entre les services payés par la Ville de Shawinigan pour les visiteurs provenant de neuf municipalités environnantes et les tarifs payés par ces utilisateurs. Le conseil municipal cherche donc à obtenir un partage plus équitable pour les services offerts.

Dans leur demande au ministre, les élus sollicitent l'évaluation du caractère supralocal du Centre des arts, de la Maison Francis-Brisson, du Parc de l'Île Melville, du Centre Gervais auto, des arénas Gilles-Bourassa, Grand-Mère et Émile-Bédard, du centre municipal de curling, du complexe sportif, des terrains de soccer et de baseball et de la piste d'athlétisme Marcel-Jobin.

Tous ces équipements respectent la philosophie du rapport de RCGT, qui s'était penché sur les infrastructures de loisirs et culture. Mais la demande au ministre comprend également le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, incluant le DigiHub, le service de désincarcération et l'Office de tourisme, foires et congrès.

Michel Angers... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Michel Angers

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, souligne que la Ville s'inspire simplement des pratiques passées. Il assure ne pas vouloir envenimer un débat déjà sensible.

«Nous avons regardé ce qui avait été reconnu ailleurs, dans d'autres ententes», explique-t-il. «Ce que nous soumettons à la Commission municipale du Québec, c'est une liste finale; on ne peut pas revenir là-dessus. Est-ce que les éléments que nous soumettons sont uniques? Peut-être que oui, peut-être que non. On va laisser la Commission faire le travail.»

«Nous sommes la seule organisation qui a un office de tourisme qui travaille pour attirer des gens à Shawinigan et dans les environs», cite-t-il en exemple. «Dans la préparation de notre rencontre avec la CMQ, il faut établir une liste de nos supralocaux. À certains endroits, un office de tourisme est reconnu. Est-ce que ce sera reconnu ici? Ce sera la décision de la Commission. Mais on a mis tout ce qui a été reconnu à travers le Québec. Notre objectif n'est pas de provoquer qui que ce soit.»

Dans les MRC de Maskinongé et Mékinac, les quotes-parts versées par les municipalités comprennent une contribution pour la promotion touristique. À la MRC des Chenaux, elle se fait essentiellement avec les bureaux d'information touristique et l'Association touristique régionale.

En ce qui concerne l'utilisation de pinces de désincarcération, les municipalités s'entendent entre elles. Par exemple, l'une d'elles acquiert les équipements et les met à la disposition de ses voisines, qui sont facturées lors d'une intervention.

Quant au volet entrepreneuriat, les MRC le couvrent déjà avec leur division de développement économique.

Par ailleurs, la résolution adoptée mardi confirme que la municipalité de Charette sera également sollicitée comme partenaire pour les services supralocaux de Shawinigan, elle qui ne faisait pas partie de l'étude de RCGT.

«Par un hasard, personne de Charette ne s'était inscrit à Shawinigan pendant l'année 2014 (sur laquelle portait l'étude de l'an dernier)», précise M. Angers. «Mais cette municipalité faisait partie de l'ancienne MRC du Centre-de-la-Mauricie. Le maire a participé à certaines activités avec les neuf autres maires. Il souhaitait être présent à certaines de nos rencontres. Il va embarquer dans le lot.»

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