Conférences à l'UQTR: comment se porte votre cerveau?

Oublier un mot, chercher pendant de longues minutes le nom d'une personne,... (Photo Thinkstock)

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Oublier un mot, chercher pendant de longues minutes le nom d'une personne, serrer ses clefs dans le congélateur par inadvertance. Lequel de ces comportements est-il considéré comme anormal pour un cerveau vieillissant? Pourquoi les adolescents prennent-ils des risques que les adultes trouvent pourtant stupides, voire dangereux?

Le cerveau humain, de la naissance à la mort, fascine les scientifiques parce que c'est le seul organe du corps humain qui s'étudie lui-même.

On en sait de plus en plus, maintenant, sur les états du cerveau en santé et du cerveau malade et quatre chercheurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières sont prêts à partager leurs connaissances et leurs découvertes en la matière dans le cadre de conférences gratuites qu'ils donneront au grand public à l'occasion de la Semaine Cerveau en tête qui se déroulera du 14 au 17 mars.

Les conférences, d'une durée de 60 minutes, se déroulent à raison d'une par jour à la salle 1006 du pavillon Pierre-Boucher, à 19 h.

Le 14 mars, la professeure Maria-Grazia Martinoli, du département de biologie médicale, défera les mythes portant sur l'histoire et l'évolution de notre cerveau.

Le 15 mars, le professeur Sylvain Sirois, du département de psychologie, parlera des capacités fascinantes d'apprentissage et d'adaptation des bébés humains.

Les parents d'adolescents apprécieront sûrement la conférence du professeur Jean-François Lepage, du département de psychologie, le 16 mars.

«Les changements hormonaux, à l'adolescence, vont influencer non seulement la structure du cerveau, mais aussi son fonctionnement», indique le chercheur.

«Il y a une région du cerveau qui prend plus de temps pour arriver à maturité que les autres, c'est notamment le lobe frontal», dit-il. Ce développement peut se poursuivre jusqu'à 20 ou 25 ans», explique le professeur Lepage. «On pense que ce décalage expliquerait certains comportements adolescents, notamment, la prise de risques, l'impulsivité et la vulnérabilité face à la pression des pairs», illustre-t-il.

Le professeur Lepage entend parler aussi des effets de la drogue et de l'alcool sur le cerveau des adolescents, des effets délétères sur la cognition qui pourraient perdurer jusqu'à l'âge adulte.

La santé du cerveau influence la qualité de vie et s'il est un groupe de personnes que cela touche particulièrement, ce sont les gens âgés qui s'inquiètent, à mesure que les années s'écoulent, de l'arrivée possible de démences ou de la maladie d'Alzheimer qui sont des mécanismes de vieillissement anormaux.

Certes, le vieillissement du cerveau apportera inévitablement des changements cognitifs, explique le professeur Charles Viau-Quesnel, du département de psychoéducation.

«Il y a des changements normaux qui ont été parfois décrits comme étant importants et un peu déprimants. Or, on sait maintenant que ces changements-là sont souvent relativement modestes et ont généralement peu d'impacts sur le fonctionnement de l'individu.»

Le principal changements, c'est le temps de réaction, ajoute le chercheur. Selon de récents travaux, «les personnes âgées ont des capacités cognitives qui sont en général plutôt maintenues», dit-il.

Le professeur Viau-Quesnel parlera donc de la mémoire et de tous ces mécanismes de vieillissement. «Je vais aussi démontrer que la démence, ce n'est pas juste la mémoire. Les gens peuvent avoir des problèmes de comportement. Certains types de démences, par exemple, sont accompagnées d'hallucinations», illustre-t-il.

Oublier le nom d'un acteur ou le titre d'un film n'est pas nécessairement signe de déclin cognitif, mais si vous perdez des objets et les retrouvez dans des endroits incongrus, il y a peut-être matière à se questionner, explique-t-il.

Voilà autant de sujets qui seront démystifiés dans le cadre des conférences Cerveau en tête de l'UQTR.

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