L'Accorderie en mode survie

La coordonnatrice de l'Accorderie de Trois-Rivières, Marie-Claude Camirand.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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La coordonnatrice de l'Accorderie de Trois-Rivières, Marie-Claude Camirand.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Conscients que le maintien des activités de l'Accorderie de Trois-Rivières est menacé à partir du 31 mars prochain, les membres de l'organisme communautaire se sont réunis mercredi soir en assemblée générale spéciale.

L'objectif de cette rencontre était de faire le point sur la fin possible de l'organisme comme on le connaît ainsi que de trouver des solutions pour permettre notamment le maintien des activités par les bénévoles, le temps de trouver des fonds pour sauver l'Accorderie.

Près de quatre-vingts personnes se sont donc réunies mercredi soir pour en apprendre davantage sur la précarité de l'organisme et trouver des solutions afin de maintenir les services de l'organisme communautaire.

«Nous avons avisé nos membres qu'à partir du 31 mars, l'Accorderie ne serait plus sous la forme qu'ils connaissent. Comme nous travaillons avec des gens souvent vulnérables en situation de pauvreté avec souvent moins de scolarité, nous les avons rencontrés pour bien leur expliquer la situation et qu'ils puissent poser leurs questions», a souligné la coordonnatrice de l'organisme, Marie-Claude Camirand.

«Nous leur avons expliqué les circonstances qui font que nous n'avons plus d'argent.»

Alors que le 31 mars arrive à grands pas, trois scénarios sont envisageables. Le premier est la prise en charge du service par des membres, ce qui signifierait la fin de l'organisme comme on le connaît. Le second scénario consiste à recevoir de l'aide de la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, afin d'assurer la présence d'une ressource à temps partiel. La dernière possibilité, plus intéressante cette fois, permettrait le maintien d'une ressource à temps plein.

«Nous attendons la réponse d'une fondation pour une aide financière importante», précise Marie-Claude Camirand. «Il y a toujours une lueur d'espoir. Nous attendons une réponse d'ici une à deux semaines.»

De plus, une rencontre s'est tenue lundi entre les représentants des Accorderies de la région et les députés libéraux du caucus régional. Ceux-ci ont pu en apprendre davantage sur l'organisme.

L'attachée de la ministre Julie Boulet, Amina Chaffai, a souligné d'ailleurs mercredi que le prochain budget provincial du 17 mars sera déterminant. Étant en fin d'exercice financier, les budgets discrétionnaires des députés de la région tirent à leur fin. Ceux-ci vont toutefois faire part des préoccupations des Accorderies aux ministres concernés.

Parallèlement, les membres se mobilisent pour offrir des services après le 31 mars sans l'aide d'employés de l'organisme.

«Plusieurs personnes se sont montrées intéressées et souhaitent s'impliquer pour maintenir les services de l'Accorderie», a ajouté Mme Camirand. «Nous devons toutefois les former afin de se préparer au pire.»

Rappelons que l'Accorderie de Shawinigan est également dans la même situation. De son côté, l'Accorderie de Trois-Rivières regroupe 450 membres. Cet organisme d'entraide et d'échange de services entre les membres permet de venir en aide à plusieurs personnes qui n'ont pas les moyens de s'offrir les services d'entreprises.

Il s'agit donc d'un service basé sur l'entraide entre ses membres qui nécessite des budgets relativement limités, si l'on considère son impact dans la vie des bénéficiaires.

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