Graffiti islamophobe à l'UQTR

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Ce graffiti «Combattons l'islam!» a été fait sur un panneau de signalisation près de l'entrée du campus de l'UQTR de la rue Sainte-Marguerite.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Un panneau de signalisation situé sur le terrain de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a été vandalisé par une personne qui a écrit «Combattons l'islam!» en lettres argentées.

Depuis quelques mois, plusieurs graffitis majoritairement islamophobes ont... (Collaboration spéciale, Éric Beaupré) - image 1.0

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Depuis quelques mois, plusieurs graffitis majoritairement islamophobes ont été faits sur des bâtiments publics de Drummondville. 

Collaboration spéciale, Éric Beaupré

Selon la direction de l'Université, il s'agit d'un geste isolé et rien ne démontre qu'un étudiant en soit l'auteur.

Ce message haineux a été fait sur un panneau de signalisation de stationnement situé dans la côte près de l'entrée du campus de la rue Sainte-Marguerite menant au pavillon Michel-Sarrazin. Lorsque Le Nouvelliste a communiqué avec la direction de l'UQTR, celle-ci n'était pas au courant de la présence de ce graffiti.

«Nous ne le savions pas et c'est récent. Les employés du service de l'équipement sont allés voir le graffiti mercredi après-midi et il y avait encore des traces de pas dans la neige», explique Jean-François Hinse, porte-parole de l'UQTR.

«Ce panneau est à la sortie du campus près de la rue Sainte-Marguerite. Il n'y a aucune raison de croire que c'est un étudiant ou une personne de la communauté universitaire qui a posé ce geste. C'est un panneau qui est accessible à bien des gens qui passent devant le campus.»

Dès jeudi matin, des travailleurs de l'UQTR vont faire disparaître ce message haineux. «Si nous ne sommes pas capables de le faire disparaître avec les produits que nous avons, s'il fait trop froid par exemple, nous allons le masquer et l'enlever lorsque la température sera plus clémente», ajoute le porte-parole de l'UQTR.

Les gestes de vandalisme par graffitis de toutes natures sont très rares à l'UQTR, rapporte la direction. Un cas survient peut-être à chaque quatre ou cinq ans seulement. «C'est vraiment un cas isolé», note Jean-François Hinse. «Et les graffitis peuvent être n'importe quoi. Ce n'est pas que des messages haineux.»

Malgré la très grande rareté de cette réalité, la direction de l'Université prend la situation au sérieux. Elle invite d'ailleurs les personnes qui connaîtraient le ou les auteurs de ce méfait à les dénoncer. «C'est regrettable. On voit que c'est arrivé ailleurs. On a vu que c'est arrivé à Drummondville dernièrement. Mais je ne veux pas faire de lien entre les deux», précise M. Hinse. «Ce n'est pas dans les valeurs que nous véhiculons à l'Université. C'est pour ça qu'on va le faire disparaître rapidement.»

Ivan Suaza, le directeur général du Service d'accueil des nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières, se dit très surpris par ce graffiti. Il affirme ne jamais avoir eu vent de ce type d'inscription à Trois-Rivières. «Nous entendons parler de situations similaires ailleurs, comme récemment à Drummondville, mais pas à Trois-Rivières. On ne s'attend pas à ce genre de chose ici. C'est peut-être un individu qui cherche de l'attention en imitant ce qui s'est produit à Drummondville», souligne M. Suaza.

Le directeur général du SANA de Trois-Rivières est étonné également que ce graffiti ait été fait sur le site de l'UQTR, même si rien ne prouve qu'il s'agisse de «l'oeuvre» d'un étudiant. «Je suis étonné surtout à l'Université où il y a une importante communauté maghrébine et que les relations entre les étudiants se passent bien», note-t-il.

À ce sujet, Jean-François Hinse indique également de son côté que les relations sont harmonieuses entre les étudiants de différentes origines. «Ça se passe très bien les relations à l'Université. Il n'y a aucune tension», précise-t-il.

Ce graffiti présent sur un panneau de signalisation de l'UQTR rappelle les récents événements survenus à Drummondville.

Depuis quelques mois, plusieurs graffitis généralement islamophobes ont été faits sur plusieurs bâtiments publics. Un message disant «interdit au musulman» (sic) a été inscrit plus tôt cette semaine sur un petit bâtiment de parc.

Les autorités municipales ont beau enlever ces messages, d'autres apparaissent ailleurs. Les policiers sont d'ailleurs à la recherche du ou des auteurs de ces messages haineux.

Le quotidien La Tribune rapportait toutefois mercredi dans ses pages que des éléments portaient à croire que la même personne serait à l'origine des messages haineux de Drummondville.

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