La CSN à la défense des services de garde

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Sur la photo, on voit Gabrielle Messier, présidente du Syndicat du soutien scolaire Chemin-du-Roy-CSN, Julie Sylvestre, porte-parole du Conseil central du Coeur du Québec-CSN, et Dominique Jutras, présidente du Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Coeur du Québec-CSN.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Assez, c'est assez!» Tel est le message lancé par la CSN dans sa lutte visant à défendre les services de garde éducatifs à contribution réduite.

Le Conseil central du Coeur du Québec de la CSN, la Fédération de la santé et des services sociaux et la Fédération des employés de services publics ont en effet procédé, mercredi, au lancement d'une campagne régionale d'information et de sensibilisation auprès des parents et de la population sous le thème «Un réseau qui fait grandir!».

Ils veulent obliger le gouvernement Couillard à cesser ses attaques contre les services de garde et notamment à réinvestir pour en assurer la qualité.

Dans les CPE et dans les centres en milieu familial régis, la contribution parentale, qui était de 5 $, est passée à 7 $ par enfant par jour en 2014 pour ensuite grimper à un maximum de 20 $ en 2015, tout dépendant du revenu familial.

En milieu scolaire, la contribution est passée de 7 $ à 8 $. Le gouvernement a également procédé depuis le 1er janvier à l'indexation de tous les tarifs.

Or, les syndicats déplorent le fait que le gouvernement libéral a mis en place des mesures pour favoriser le développement des garderies commerciales en leur accordant par exemple des places à contribution réduite ou la bonification du crédit d'impôt versé aux parents pour frais de garde.

Sur ce point, ils précisent d'ailleurs qu'en 2003, les garderies commerciales représentaient 16 % du total des places régies contre 35 % aujourd'hui.

«Ce n'est pas l'entente intervenue récemment avec les associations des CPE et garderies privées sur les compressions budgétaires et la refonte du financement des services de garde qui va changer les choses. Ce sont les parents, les enfants ainsi que les travailleurs qui vont en payer le prix notamment en raison des impacts sur la qualité des services», a déclaré Dominique Jutras, présidente du Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Coeur du Québec, CSN.

L'achat de matériel, l'entretien sanitaire, la diminution des heures consacrées à l'alimentation et de l'accompagnement des enfants ayant des besoins spécifiques et le non-remplacement du personnel font partie des nombreuses coupes auxquelles les CPE doivent faire face. En milieu familial reconnu, on déplore aussi une baisse des ressources dédiées à l'aide pédagogique et l'aide aux enfants.

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