Les agents de services correctionnels accentuent la pression

Des agents de services correctionnels ont manifesté mardi... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Des agents de services correctionnels ont manifesté mardi après-midi dans le stationnement du Centre de détention de Trois-Rivières.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Sans contrat de travail depuis le 31 mars dernier, les agents de services correctionnels du Québec en ont plus qu'assez de ne pas être pris au sérieux par le gouvernement dans leurs revendications.

Au cours des prochaines semaines, ils entendent d'ailleurs augmenter la pression par le biais de manifestations visant à exprimer leurs doléances, surtout en ce qui concerne la sécurité et la santé au travail.

«Le ministère ne nous écoute pas. Le ministre Coiteux semble s'en foutre. Pourtant, on s'était fait dire par l'ancienne ministre que la sécurité n'avait pas de prix. Apparemment, elle a un prix et c'est l'austérité. Pour nous, c'est inacceptable!», a mentionné mardi Mathieu Lavoie, président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec qui regroupe 2800 membres.

Une manifestation a d'ailleurs eu lieu, mardi après-midi, dans le stationnement du Centre de détention de Trois-Rivières.

Paul Lavergne, porte-parole du Conseil central du Coeur-du-Québec CSN, était lui aussi sur place pour montrer son appui à la cause des agents.

«Nous sommes là aussi pour faire connaître à tous nos membres les difficultés que vivent les agents de services correctionnels et leurs conditions de travail», a-t-il indiqué.

À entendre le président Lavoie, d'autres actions similaires sont à prévoir pour faire connaître la détermination de ses membres dans les négociations avec Québec.

«Rien n'avance. Ça bloque même à des points idéologiques. Nous ne sommes même pas rendus encore au plan financier. Le problème se pose en santé et sécurité au travail», a-t-il précisé.

Selon lui, il y a un manque d'effectifs flagrant dans les centres de détention en plus de la surpopulation carcérale.

À Trois-Rivières par exemple, il y a 240 places mais on y dénombre 300 détenus. Il soutient qu'en bout de ligne, les agents n'étant pas assez nombreux doivent travailler en temps supplémentaire, sinon en effectifs réduits.

«Nous ne pouvons pas fournir tous les services et garantir la sécurité de la population face à cette clientèle que les juges estiment à ce point dangereuse qu'elle doit être enfermée», a-t-il déclaré.

Il anticipe la période estivale qui approche à grand pas, d'autant plus que les relations de travail et le climat organisationnel seraient tendus.

«Les agents sont essoufflés. Ils ont besoin d'air. Nous sommes présentement les champions toutes catégories de l'absentéisme au travail. Dans un tel contexte, la sécurité des établissements ne peut être assurée. On manque de monde. On ne peut plus couper dans le gras; on est en train de scier l'os», a-t-il ajouté.

Outre la sécurité et la santé, les demandes des agents portent sur les horaires de travail, les vacances, les congés et les salaires.

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