Alerte aux normes différentes!

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Marie-Josée Magny, directrice générale du CANOS, et Catherine Gendron, directrice générale du MAC de Trois-Rivières.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Profitant de la Journée internationale de la femme, le Carrefour d'aide aux non syndiqué-es (CANOS) et le Mouvement Action-Chômage (MAC) de Trois-Rivières ont dénoncé le fait que les normes du travail du Québec ne se soient pas adaptées aux règles de Service Canada en matière de prestations de compassion.

En effet, depuis le 1er janvier dernier, une personne peut demander des prestations de compassion pour une durée de 26 semaines au lieu de six semaines.

«Par contre, il faut savoir que la Loi sur les normes du travail (LNT) du Québec ne donne pas accès à une aussi longue période d'absence protégée», prévient la directrice générale du MAC de Trois-Rivières, Catherine Gendron.

Car la LNT prévoit qu'«un salarié peut s'absenter du travail pendant une période d'au plus 12 semaines sur une période de 12 mois lorsque sa présence est requise auprès de son enfant, de son conjoint, de l'enfant de son conjoint, de son père, de sa mère, du conjoint de son père ou de sa mère, d'un frère, d'une soeur ou de l'un de ses grands-parents en raison d'une grave maladie ou d'un grave accident».

En conséquence, une personne qui a besoin des prestations de compassion pour accompagner un membre de sa famille ne pourrait pas prendre la totalité des 26 semaines accordées par l'assurance-emploi sans en subir des conséquences difficiles. Pour que son emploi soit protégé par la LNT, elle pourra prendre seulement 12 semaines.

Si elle décidait de poursuivre son absence et obtenir les prestations de compassion au-delà de la 12e semaine, elle pourrait se voir congédier ou considérer comme ayant quitté volontairement son travail. Dans ces deux cas, il est fort possible que le droit de recevoir des prestations régulières d'assurance-emploi lui soit refusé à la fin de son congé de compassion.

«Il faut savoir qu'une grande majorité des personnes qui ont recours aux prestations de compassion sont des femmes», souligne pour sa part la directrice générale du CANOS, Marie-Josée Magny.

De plus, la définition de «famille» des normes du travail est beaucoup plus restrictive que celle de Service Canada pour qui «les prestations de compassion peuvent être accordées pour les membres de votre famille ou les membres de la famille de votre époux ou conjoint de fait et ce, de façon très large», signale le duo.

Le MAC de Trois-Rivières et le CANOS interpellent donc la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (anciennement la Commission des normes du travail) et le gouvernement du Québec, plus particulièrement le ministre du Travail, pour qu'ils modifient la Loi sur les normes du travail afin que cette dernière soit harmonisée avec les règles fédérales pour une durée de 26 semaines d'absence protégée.

«Il faut que toutes les personnes qui veulent accompagner un proche en fin de vie puissent le faire sans crainte de tout perdre», ont-elles conclu.

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