Déjà la fin pour Le Fin quartier

Le Fin quartier, situé dans le secteur Shawinigan-Sud... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le Fin quartier, situé dans le secteur Shawinigan-Sud à Shawinigan, a fermé ses portes après seulement quelques mois d'opération.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Inauguré il y a tout juste huit mois, Le Fin quartier ferme ses portes. Les clients de ce complexe alimentaire de Shawinigan qui se voulait unique en son genre se sont butés mardi matin à des portes closes. La surprise est également de taille pour les entreprises qui louent à cet endroit des espaces commerciaux.

Tous les espoirs étaient permis lors de l'inauguration... (Archives, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Tous les espoirs étaient permis lors de l'inauguration du Fin quartier pour Caroline Gauthier, directrice au service des entreprises à la Banque Nationale, Nathalie Milette, propriétaire, et Michel Angers, maire de Shawinigan.

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«Après des efforts et des investissements majeurs afin d'assurer la continuité des opérations et tenter de redresser la situation, c'est avec le regret que je vous informe de la fin des opérations de Mado Plaisir Gourmand», a écrit dans un bref message apposé sur la porte du complexe commercial la copropriétaire des lieux, Nathalie Milette.

«Cette décision, extrêmement difficile, a été prise à la suite d'une importante analyse et d'une longue réflexion. La fin des opérations est effective dès aujourd'hui, le mardi 8 mars 2016.»

Les 36 employés de l'endroit ont appris la mauvaise nouvelle mardi matin, après avoir été convoqués par la direction. Les entreprises qui exploitent des espaces commerciaux au Fin quartier ont aussi appris la nouvelle de la fermeture mardi. Celles-ci ont été prises par surprise et n'ont pour l'instant que très peu de détails sur cette décision.

Les locataires ont reçu un courriel qui annonçait la décision. En plus des trois phrases citées plus haut, on pouvait y lire que la situation économique précaire, le manque de personnel qualifié en épicerie ainsi que le départ de la directrice des opérations et présidente «ont été des facteurs dans les enjeux de la fermeture».

La copropriétaire de Mado Plaisir Gourmand et propriétaire du Fin quartier, Nathalie Milette, a émis un communiqué de presse en fin de journée afin d'expliquer et préciser la situation. «S'il faut du courage pour se partir en affaires, il en faut encore davantage pour y mettre un terme», a affirmé Mme Milette dans ce communiqué.

«Malgré ce revers, je suis très fière d'avoir réalisé ce projet magnifique. Le monde des affaires comporte d'importants risques dont nous sommes pleinement conscients, mais qui, une fois sur notre route, s'avèrent de grandes épreuves à surmonter. Je souhaite remercier mes employés dévoués qui, même après les diverses épreuves vécues à l'épicerie fine, ont démontré leur dévouement et professionnalisme au quotidien. Je souhaite aussi remercier mes locataires et les clients qui ont cru au projet depuis le début.»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, avait peu de détails sur cette mauvaise nouvelle mardi.

«On ne se cachera pas que c'est triste de voir, après un début prometteur, Le Fin quartier avoir déjà des ratés», exprime-t-il.

«On ne les laissera pas tomber. On va aller voir ce qui se passe. Le bâtiment est beau; il y aura sûrement des opportunités.»

Mauvaise surprise

Le complexe alimentaire Le Fin quartier regroupaient sous le même toit plusieurs entreprises. Nathalie Milette assure dans son communiqué que les locataires Le Poivre noir, restaurateur et traiteur, OLiV huiles et vinaigres ainsi qu'Urbanithé auront un accès au bâtiment sous la supervision de la firme de syndic Raymond Chabot. Notons que les entreprises Délecta et Caffè Bistro, également les propriétés de Mado Plaisir Gourmand, fermeront leurs portes. 

Véronique Chancy, gérante chez OLiV, avoue que l'annonce de la fermeture est une très mauvaise surprise. Même si certains commerçants se doutaient que la situation financière du Fin quartier était précaire, cette nouvelle n'était pas attendue aussi rapidement. 

«Je pensais qu'elle [Nathalie Milette] avait les reins assez solides pour se rendre jusqu'à l'été», souligne Mme Chancy. 

La gérante d'OLiV estime toutefois que l'annonce de la fermeture auprès des employés s'est faite d'une manière plutôt cavalière.

«Je trouve ça vraiment bien raide de faire venir ses employés le matin, de lire un communiqué et de leur dire de rentrer chez eux. Ce n'est pas terrible», estime-t-elle. «C'est spécial comme mode de fonctionnement.»

Le président de Délecta Plaisirs cochon, Renaud Roy, n'était pas au courant de cette fermeture lorsqu'il a été joint par Le Nouvelliste, mardi après-midi. 

«Je suis perplexe, je ne comprends pas», mentionnait-il. «Mme Milette ne m'a pas avisé. Je sais que les ventes n'atteignaient pas ses objectifs, c'est clair.»

Les locataires avec qui Le Nouvelliste s'est entretenu jugent qu'il est trop tôt pour se prononcer sur l'avenir de leurs employés. Le Fin quartier avait ses propres travailleurs, au même titre que les différentes bannières présentes au complexe alimentaire. «Je n'en suis pas là [congédier nos employés]. Je cherche des solutions», termine Mme Chancy.

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