Temps des sucres: le printemps s'invite doucement

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La tire sur neige, une des activités favorites du temps des sucres.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les merles d'Amérique sont revenus dans la région samedi et Environnement Canada prévoit des températures entre 1 °C et 8 °C, tout au long de la semaine.

L'eau d'érable commence à couler timidement, notamment à la Sucrerie Boisvert de Saint-Stanislas. Robert Dufresne, de la Cabane à sucre Du Boisé, dans le secteur Saint-Louis-de-France, est certain qu'elle apparaîtra pour de bon avec la pluie prévue mercredi. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour que s'amorce la fête dans les cabanes à sucre de la région.

«On n'est pas en retard», assure Caroline Prince de l'Érablière Chez les P'tits Prince de Saint-Wenceslas où, là aussi, la sève est attendue d'une journée à l'autre.

Même si l'eau d'érable n'est pas encore au rendez-vous partout en Mauricie, les érablières, elles, ont suffisamment de réserves de sirop pour démarrer la saison des sucres avec leur clientèle dès cette semaine.

Et beaucoup d'amateurs de cabanes à sucre ont réservé leur place longtemps à l'avance. «C'est plein pour Pâques», illustre Mario Boisvert.

Il est de la troisième génération des Boisvert à confectionner des produits de l'érable et à organiser des cabanes à sucre. Pas moins de 6000 entailles ont été faites chez ce producteur, un des plus gros, sinon le plus gros de la région.

Traiteur de profession, Mario Boisvert ouvrira sa cabane le 11 mars et ne mettra fin à la saison que le 24 avril. Il servira, entre les deux, un repas de cabane à sucre tous les jours qu'il préparera lui même. Le week-end, il servira deux repas.

Pas moins de 300 personnes à la fois peuvent venir s'asseoir et déguster ses spécialités, notamment son réputé pudding à l'érable.

Les cabanes à sucre n'ont pas vraiment le choix d'ouvrir cette semaine. Le téléphone n'arrête pas de sonner, indique Robert Dufresne. «Quand il fait beau, les gens appellent», fait valoir Caroline Prince.

Pour les producteurs, des semaines intenses de travail sont à venir. L'Érablière Chez les P'tits Prince reçoit rien de moins que 600 personnes par jour durant les week-ends de la saison des sucres. Quatre repas sont servis durant chacune des deux journées, le tout dans une ambiance familiale qui caractérise cette cabane à sucre familiale dans laquelle trois soeurs, Fannie, Caroline et Aline, sont impliquées.

Leur papa s'occupe des chevaux et offre des balades en traîneau aux visiteurs, une activité qui a fait la réputation de la famille Prince.

Ça ne dérougira pas non plus à la Cabane à sucre Du Boisé. Robert Dufresne explique que, de par sa proximité avec la ville et l'autoroute, de nombreux Ontariens qui vont visiter Québec, au printemps, font le détour par son érablière pour se sucrer le bec.

Son secret, dit-il, c'est qu'il ne sert que deux repas par jour et qu'on peut y manger à volonté les plats traditionnels qui sont servis chez lui: omelettes dorées, jambon et saucisses dans le sirop, grillades de lard, crêpes croustillantes et tire sur neige, pour ne citer que quelques exemples.

L'animation musicale et les activités d'animation que l'on trouve dans la plupart des cabanes à sucre permettent généralement de se dégourdir pour digérer tout cela en beauté.

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