Un prix sur le carbone pour tous les Canadiens

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna.... (Photo Sean Kilpatrick, archives PC)

Agrandir

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna.

Photo Sean Kilpatrick, archives PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

La ministre canadienne de l'Environnement Catherine McKenna s'est engagée vendredi sur la fixation d'une cible pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'automne et la mise en place d'une taxe carbone pour l'ensemble du pays.

«La fixation d'un prix du carbone est l'un des moyens les plus efficaces pour réduire les émissions» de GES, a affirmé la ministre à la radio CBC.

Jeudi, le gouvernement de Justin Trudeau avait essuyé partiellement un échec avec l'impossibilité d'arracher une décision unanime pour respecter ses engagements pris à la conférence sur le climat de Paris en décembre.

À la COP21 de Paris Justin Trudeau s'était donné trois mois pour obtenir un accord avec les 10 provinces canadiennes et les trois territoires nordiques pour réduire de 30 % les émissions de GES en 15 ans par rapport aux niveaux de 2005.

Face au frein de certaines provinces à l'instauration d'une taxe carbone unique, notamment celles déjà engagées sur des mécanismes de bourse d'échange de droits à polluer comme le Québec ou l'Ontario, Justin Trudeau s'est donné six mois supplémentaires.

«Il y a une reconnaissance de toutes les provinces et territoires de la nécessité d'avoir un prix du carbone», a assuré Catherine McKenna.

«Le prix du carbone est un élément important de la solution», avait déclaré jeudi à Vancouver M. Trudeau laissant clairement entendre que d'autres mécanismes devraient venir s'y ajouter pour atteindre la cible.

Mme McKenna, dont le titre est également ministre du Changement climatique, veut une cible bien plus ambitieuse comme le premier ministre l'avait également promis pendant sa campagne électorale.

«Nous aurons une cible» dans six mois, a-t-elle promis. Cependant, «vous pouvez mettre en place une cible, qui serait inutile si vous ne disposez pas d'actions communes» au niveau de toutes les provinces et territoires.

D'ici l'automne, le fédéral et l'exécutif territorial doivent se concerter pour arrêter les mécanismes permettant de réduire significativement et durablement les émissions.

«Nous allons faire cet exercice pour savoir où nous en serons avec notre objectif (...) qui est actuellement un plancher et pas un plafond», a-t-elle ajouté dans son entretien à la radio publique.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer