Fonds de diversification: Martel questionne la responsabilité de Lise Thériault

Donald Martel... (François Gervais)

Agrandir

Donald Martel

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Se questionnant déjà sur l'utilisation du Fonds de diversification économique régional, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, dit maintenant s'étonner du choix de Lise Thériault comme ministre responsable de cette enveloppe de 200 millions de dollars.

«Au lieu de Julie Boulet, cette responsabilité revient plutôt à une députée de Montréal, ministre du Développement régional. Je veux donner la chance au coureur, mais je crains que les connaissances de la ministre Thériault des dossiers économiques et sa compréhension des réalités régionales soient insuffisantes», a-t-il fait savoir.

Et ce qui vient aggraver ses inquiétudes, c'est, dit-il, de voir l'argent actuellement disponible dans le Fonds ne pas être utilisé adéquatement.

Selon les chiffres du ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, il y a une somme de 135 millions de dollars «qui dort présentement» dans le Fonds de 200 millions $. «Il y a urgence d'agir, compte tenu des mauvaises nouvelles économiques qui s'enchaînent», fait remarquer M. Martel.

Celui-ci a d'ailleurs rappelé que le Fonds arrivera à échéance dans deux ans, soit le 1er avril 2018. À cet égard, il souhaite que la ministre se fasse rassurante immédiatement en prolongeant la durée de vie du Fonds pour qu'il demeure en vigueur jusqu'à ce qu'il soit complètement épuisé. «C'est malheureux de constater que le Fonds de diversification économique ne joue pas son rôle adéquatement alors que des projets et des emplois sont à risque. Une de mes demandes est que le Fonds soit disponible à la grande entreprise. La situation actuelle équivaut à dire que le territoire de Bécancour est exclu. IFFCO et Stolt LNGaz sont deux exemples qui me viennent immédiatement à l'esprit. Mais Silicium Bécancour a aussi besoin de se moderniser et je perçois toujours une fragilité chez Olin, à la suite des événements de l'an dernier. On ne doit pas attendre qu'il soit trop tard. Il faut agir tout de suite», clame le représentant de la CAQ.

Ce dernier dit avoir pourtant présenté plusieurs propositions économiques, notamment celle de faire du démarchage auprès des entreprises pour identifier leurs besoins et la manière dont le Fonds pourrait leur venir en aide. «Si on mettait à la disposition des entreprises des ressources chargées de les renseigner et de les guider dans le processus de préparation d'une demande d'aide, on arriverait certainement à intéresser plus de gens à démarrer des projets», soutient-il.

Étant donné que la centrale nucléaire Gentilly-2 était située à Bécancour et «que la région a très fortement ressenti l'impact de sa fermeture», Donald Martel avait également mis de l'avant l'idée qu'un pourcentage précis des montants disponibles devrait être réservé aux entreprises situées sur le territoire de Bécancour et que l'aide devrait être accordée sous forme de subventions.

Finalement, il avait suggéré qu'une plus grande proportion de l'aide accordée à l'ensemble des entreprises soit faite sous forme de subventions, plutôt que de prêts, qui, à son avis, ne représentent plus des incitatifs suffisamment convaincants.

«Toutes ces suggestions ont été faites en vain et les libéraux demeurent entêtés, refusant la main qu'on leur a tendue à plusieurs reprises. Je demande donc à la ministre Thériault de présenter dans les plus brefs délais un plan d'action concret pour la relance du Fonds. L'argent est là. Il faut bouger. Il faut que le Fonds joue son rôle d'accélérateur de l'économie régionale», conclut M. Martel.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer